vendredi 26 octobre 2012

BEAUTE ILLUSOIRE

Je me suis toujours vanté d’avoir épousé la plus belle femme au monde. La beauté est relative mais celle de Rigo met tout le monde d’accord. D’ailleurs, comment ses parents ont pu donner Rigobertine comme prénom à une aussi belle princesse. La première fois qu’elle m'a dit comment elle s'appelait, j’ai cru à une farce ; mais non c'est bien son unique prénom. En même temps, ses parents villageois n’ont pas vraiment de goût hormis pour la procréation. Tous leurs 5 enfants, filles comme garçons sont des pures merveilles, toutefois, Rigo demeure la plus belle de la famille.

Trêve de bavardages, j’ai rencontré Rigo il y a cinq ans lors de funérailles dans mon village. J’ai longtemps hésité avant d’assister à l’enterrement de cet oncle plus avare qu’Harpagon lui-même.  Cependant, mon voyage a été récompensé par la découverte de cette perle rare. Cadre, élégant, mais surtout citadin, je n’ai pas eu de mal à la conquérir. Je me considère chanceux qu’un autre énergumène ne soit passé avant moi et n’ait volé le cœur de ma dulcinée. Quoi qu’il en soit, Rigo m’appartient et je n’aime pas qu’on pose le regard sur elle.

Pour épouser mon amour je n’ai pas eu à faire de grandes dépenses car sa famille a voulu quelque chose de simple. Je n’ai plus aucun proche parent après mon avare d’oncle et sa famille a tenu à ce que le mariage coutumier se fasse dans la stricte intimité. Cela faisait des années que je n’avais pas été au village alors j’ai bien aimé l’idée d’une cérémonie sans tapage. Seul mon meilleur ami Kévin m’a accompagné pour me servir de témoin. Un adjoint au maire a effectué le déplacement  à mon domicile en ville pour la cérémonie civile et j’étais officiellement l’homme le plus heureux de la planète.

En plus d’être belle, Rigo est gentille, douce, aimante, soumise, accueillante. Je ne lui ai trouvé aucun défaut durant toutes ces cinq années passées ensemble. La seule chose qui me tracassait était l’absence de rires d’enfants dans notre grande villa. Cinq ans, sans la moindre grossesse, le moindre retard dans les menstrues, rien, absolument rien. Pourtant nos examens ne révèlent aucune anormalité chez l’un comme chez l’autre.

Hier Kévin m’a appelé au milieu de nuit, disant qu’il a quelque chose de très important à me raconter. J’étais tellement exténué par ma journée de boulot que je n’ai rien compris à ce qu’il racontait. Ce matin j’ai découvert une lettre de Rigo à mon chevet.
« Roger je t’abandonne parce que Kévin va détruire ce que j’ai mis cinq ans à construire. Je t’ai aimé et je t’aimerai surement encore mais il est mieux pour moi que je parte. Je savais que cela arriverait un jour car ma beauté est une malédiction pour moi. Adieu »

Kévin a donc osé faire ça, courtiser ma femme ? Ma femme ? Il était pourtant plus qu’un ami, un frère. Il entra dans le salon, son journal à la main comme d’habitude. « Roger je n’arrive toujours pas à croire à ce qui nous ai t’arrivé.

           -    Moi non plus mais bon, qui ne serait pas tenté par cette beauté ? Je suis déçu mais je surmonterai ma douleur. Toi par contre tu n’auras pas le temps de sentir la tienne.
PAN ! le révolver que j’ai acheté avec Kévin il y a de cela quelques années a servi a tué son ancien propriétaire. Il eut juste le temps de me montrer l’une des pages du journal où figurait la photo de Rigobertine et de toute sa famille. 

En commentaire j’ai pu lire : « Morts il y a plus de dix ans, les membres de la famille Tapé continuent de charmer les vivants grâce à leurs beautés légendaires. Ils se marient, ne font pas d’enfants puis disparaissent  quand leur secret est découvert, faisant sombrer leurs conjoints dans la folie. Ils se vengent ainsi, de plusieurs trahisons amoureuses. Leur beauté leur aurait joué un sale tour ».


lundi 22 octobre 2012

POUR TINO !


Si tu habites Yopougon tu connais surement Josée la star. Josée la plus belle fille d’Abidjan (selon ses propres termes), toujours bien habillée, maquillée des cheveux aux orteils. Josée n’est pas aussi belle qu’elle le croit; certes elle a un certain charme, mais le pauvre a disparu sous la tonne de maquillage dont elle s’afflige dès le réveil.

Le problème de Josée c’est qu’elle ne sait pas dire NON ! Tous les garçons du quartier l’ont connu (dans le sens biblique du terme), et elle semble ne ressentir aucune gêne face aux regards posés sur elle dans le quartier. Elle s’habille de manière légère, si on peut appeler vêtements les morceaux de tissus qui couvrent à peine son corps. Toujours dehors, les boîtes de nuit, les bars et tous les maquis d’Abidjan n’ont plus de secrets pour elle.

On la voit sortir de sa maison le matin pour n’y rentrer que le lendemain aux aurores. Josée était ma meilleure amie mais nous nous sommes éloignées lorsque mes parents ont décidé que l’on déménage. J’avoue que j’ai la plus grande part de responsabilité dans cette séparation car j’ai été la première à espacer les coups de fil.

J’aime Josée mais papa ne voulait plus que je la fréquente. Il disait que « Qui s’assemble se ressemble » et il ne voulait pas que je sois comme elle. J’en voulais beaucoup à papa car selon moi j’aurais pu aider mon amie à changer. La rupture avec Josée a été effective lorsque j’ai dit à ses parents qu’elle avait des relations intimes avec l’une des terreurs du quartier. Elle m’en a voulu d’avoir causé sa rupture avec ce bandit de grand chemin qu’était feu Tino danger de mort, et a juré de se venger de moi.

Deux ans sont passés depuis notre dispute et nous avons repris contact. J’avais à présent 21 ans et j’étais fiancée à Franck. Josée le connaissait très bien car on avait déjà fait des sorties tous les trois. Elle par contre ne m’avait présentée personne depuis notre rabibochage et je me disais même qu’elle avait surement changé de vie.

*********

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Josée et elle organise une fête au No limit à Bassam. A la question de savoir pourquoi ne pas avoir opté pour une boîte d’Abidjan, elle a répondu qu’elle voulait fêter loin des regards indiscrets. Je me suis disputée avec Franck donc finalement j’irai avec ma copine Annie qui a une voiture. Josée m’a dit que je rencontrerai par la même occasion son nouveau copain.

La plus grande boîte de nuit de l’Afrique de l’ouest est pleine juste pour l’anniversaire de Josée la star. Son nouveau gars a dû mettre le paquet vu comment la fête est belle. Voilà Josée qui arrive. « Ah Alex, tu as pu venir ? J’ai cru qu’après ta dispute avec Franck tu n’aurais plus l’envie d’être présente.

-         Oh laisse ça! On a l’habitude, on se réconciliera dans moins de deux jours, parle moi plutôt de ton nouveau chéri, il doit être plein aux as.

-         Ca tu l’as dit. Le problème c’est qu’il est trop connu à Abidjan c’est pourquoi il a préféré que la fête soit ici. Tu dois surement le connaître, le voilà sur la piste de danse et il s’appelle Boni Ghislain.

-         JOSEE !!

-         Quoi Josée ? Je t’avais prévenue, tu pensais que j’avais oublié ma vengeance ? Quand tu m’as séparée de Tino, j’aurais aimé avoir l’un de tes frères mais ils sont aussi imbus de leur personne que toi. Je pense toutefois que je ferai une excellente belle-mère pour vous. Passe une belle soirée mon amie.


lundi 15 octobre 2012

LA NOUVELLE


Il y a quatre rangées de bancs dans ma classe comme dans toutes les autres classes de mon école. Le maître nous place selon le rang de chaque élève après la dernière composition. Ainsi, il y a la rangée des Super, la rangée des Bien, la rangée des Assez bien et la rangée des Nuls. Dès qu’une personne rentre dans la classe, elle distingue immédiatement le premier et le dernier au plus récent classement. Certains élèves ne changent jamais de rangée, mais peuvent occuper des bancs différents.

A chaque résultat c’est pareil, toute l’école assiste à la fierté des uns et à l’humiliation des autres. Elèves, enseignants et même certains parents d’élèves sont tous présents dans la grande cour de l’école pour cet examen mensuel. Dans la file d’attente, chaque élève prie pour entendre son nom parmi les premiers appelés par le maître.

Le supplice commence par les écoliers des classes préparatoires. Cette catégorie d’élèves ne comprend pas trop ce qui se passe, et devrait en principe ne pas être touchée par la sentence, mais il y a toujours dans l’assistance les déclencheurs de pleurs. En général, ce sont des redoublants qui essaient de se former une armure derrière les moqueries. Ils connaissent déjà leur sort, ils savent qu’ils occuperont la même place que les années d’avant, ils pensent à la chicotte qui les attend à la maison, alors ils se vengent en se moquant des plus petits qui découvrent les affres de l’école.

Après ces éternels redoublants, il y a plusieurs autres catégories d’élèves. Les plus nombreux sont les élèves 
moyens. Ceux là font ce qu’ils peuvent pour ne pas être en dessous de la moyenne d’admission. Certains travaillent très dur mais n’arrivent pas à sortir du lot, faire partir des privilégiés qui recevront un tableau d’honneur pendant la fête de fin d’année. Je voudrais bien vous citer tous les types d’élèves le jour du classement mais c’est au tour de notre classe de retenir l’attention de toute l’assemblée.

Le maître comme d’habitude commence par citer les noms en commençant par le plus méritant jusqu’à l’élève qui sera le plus hué par l’assistance. Au tout début l’on entend des ovations après chaque nom, puis les battements de mains se font de plus en plus rares faisant place aux moqueries du public et aux reniflements des élèves visés. Assise dans la classe je regarde les visages de chaque élève, et j’identifie déjà les réactions dans les ménages.

Prenons Marina par exemple, c’est une fille fragile, qui pleure au moindre bobo. Chaque classement représente plus qu’une torture pour elle car son père est le directeur de l’école. Elle essaie de réussir et de le rendre fier mais c’est comme si les chiffres et les lettres s’étaient liés contre elle pour l’empêcher de les retenir dans son petit cerveau en croissance. Comme toujours elle est en larmes car elle a à peine eu la moyenne à la composition, ce qui signifie une semaine sans les 500 frs pour son goûter.

Marius quant à lui, attend de recevoir son bulletin pour manifester sa joie. Il est le mathématicien de la classe mais il est nul dans toutes les autres matières. Pour lui, tant qu’il a 50/50 dans sa matière préférée le reste importe peu. Le maître a beau lui dire de faire des efforts, il se défend en soutenant qu’il aura juste besoin des maths pour gérer la boutique de son père dans quelques années. Comme d’habitude, il sera accueillit à la maison avec un cadeau s’il a maintenu son rang en mathématiques.

Puis il y a la bande de Bernardine et les jumelles. Toujours dans le top du classement, toute la classe connait leur technique pour réussir mais personne n’oserait les dénoncer. Les plus grandes tricheuses de la classe, représentent également la terreur de l’école, car elles ont eu la chance d’avoir un physique plus imposant que celui de leurs camarades.

C’est bizarre, Vanessa et ses acolytes ne pleurent pas aujourd’hui. Même Joël qui a l’habitude d’occuper le dernier rang n’a pas l’air de se soucier de ce qui pourrait lui arriver à la maison ce soir. Ils affichent tous une mine réjouie en regardant en direction de la rangée des Super. Je ne comprends pas ce qui se passe alors suivant leurs regards, je vois mon voisin en train de pleurer. Eddy, ce garçon toujours taquin, est en train de pleurnicher la tête posée sur ses deux bras croisés au dessus de la table. Je ne prêtais pas attention à lui car dès mon arrivée à l’école, j’ai été informée qu’il ne craignait jamais les résultats de composition.

Je me retourne donc vers ma voisine de derrière qui en passant a toujours eu le béguin pour Eddy. Je lui demande pourquoi est-ce qu’il pleure mais elle ne daigne même pas me répondre. Ah c’est vrai, elle ne m’adresse plus la parole parce que je ne l’ai pas aidée pendant l’épreuve de dictée. Ce n’est pas grave son voisin sera plus conciliant, je partage toujours mon pain de 10h avec lui. Il rigole longtemps avant de me répondre : « D’où tu sors toi ? Eddy c’est le premier par excellence depuis la maternelle, et toi tu apparais sur ton balai de sorcière et tu le détrônes, si tu le vois pleurer, c’est juste parce que cette fois-ci, il a été classé deuxième »

Je souris mais je sais au fond de moi, que le combat ne fait que commencer. Aucun garçon surtout s’il est doué n’apprécie de voir une fille à la tête du classement. J’ai eu la chance des nouveaux cette fois-ci mais Eddy ne se laissera pas faire, et j’ai intérêt à bien attacher ma ceinture. Pourtant je ne crains pas grand-chose, si je ne suis pas première, je serai deuxième ou alors parmi les cinq premiers du classement. Rien ne changera pour moi car depuis toute petite les bonnes notes ne me ramènent pas de cadeaux spéciaux. « Tu es intelligente donc c’est normal que tu aies de bonnes notes » me dit-on. Le drame serait que je sois un jour assise dans la rangée des Bien, alors, pour le moment peu importe mes résultats je ne crierai pas de joie mais je serai tout de même contente.

ARIANE


Ariane était une fille belle, insouciante, tête en l’air, mais gentille. Elle avait 11 ans lorsqu’il s’en est allé. Son papa, son bien aimé, le premier homme se sa vie était parti pour ce long voyage sans retour. Il était d’un caractère sévère pour cette petite fille mais il était quand même un pilier pour elle. Elle avait pleuré, crié, hurlé qu’on le lui rende en vain, personne ne semblait prêter attention à ses appels de détresse. Puis le temps avait essayé de cicatriser la plaie dans son cœur, et elle avait grandi avec sa mère, son grand frère et l’aînée de la famille.


 A 16 ans, Ariane en laissait paraître 3 de plus. Des hommes de toutes les classes sociales s’intéressaient à la petite adolescente qu’elle était encore. Livrée à elle-même, avec une mère qui était toujours restée dans l’ombre de son époux, un frère qui n’avait le temps que pour les jupons dehors, et une sœur qui gère tant bien que mal sa propre famille, Ariane ne savait à qui se confier. Puis, elle a eu les mauvaises camarades; celles que les parents n’aimeraient pas voir leurs enfants fréquenter; ces filles qui passent plus de temps dans les boîtes de nuit et maquis, qu’elles n’en passent dans les salles de classe.

Ariane contrairement à la majorité de ses amies, était vierge car malgré tout elle tenait à ce trésor. Tout d’abord, le mariage était son objectif, puis face aux réalités qui se présentaient à elle, elle s’inventait le prince charmant. Pour la jeune orpheline, elle offrirait son trésor à celui qu’elle aimerait plus que tout et dont elle serait sûre d’être l’épouse. Ariane avait des rêves, mais personne pour la guider sur le droit chemin.

Elodie, la star de l’école avait son anniversaire, elle n’avait invité que les V.I.P de l’établissement et Ariane en faisait désormais partie. Dans un maquis de la Rue Princesse de Yopougon, Ariane goûta à sa première goutte d’alcool, puis à son premier joint. Elle se sentait puissante, et à l’abri de tout. Elle oubliait le vide occasionné par le départ prématuré de son père. Elle oubliait les bagarres incessantes des amantes de son frère à la maison. Elle oubliait même que sa mère souffrait de la voir sombrer petit à petit dans les vices de l’adolescence.

Elle avait bu plus qu'elle ne devrait, et le joint n’avait pas été une bonne idée non plus, mais Ariane ne pouvait plus le savoir. Le matin à son réveil, elle n’avait plus aucun vêtement sur elle et était couchée parmi ses compagnons de la soirée. Elle se leva avec un terrible mal de tête et découvrit des traces de sang sur ses cuisses. Son entrejambe était douloureux mais elle arrivait tant bien que mal à marcher.


Ariane s’était rhabillée, et avait rejoint sa maison. Elle s’était frotté tout le corps, elle avait même failli se blesser mais elle continuait de frotter. Elle voulait se débarrasser de cette souillure mais rien, absolument rien ne viendrait replacer l’hymen où il logeait. Elle ne savait même pas qui était le responsable de cette ignominie. Sa virginité s’en est allée, comme son père l’avait fait auparavant sans qu’elle ne puisse rien y faire. Elle n’avait plus rien à perdre, mais les prochains hommes sur sa route, eux avaient tout à y perdre. Cette nuit là, elle avait aussi perdu son cœur, alors son but ultime serait de voler celui des autres, et de les réduire à néant, elle se l’était juré.

samedi 29 septembre 2012

Amour liquide



Lui, il était beau, très beau même; en fait il faisait penser à ces héros de feuilletons brésiliens que toutes les filles rêveraient d’avoir. Élancé  un teint noir capable de rendre jalouse une forêt entière d’ébènes, des yeux noisette ornés de cils tant recherchés par la gente féminine à travers toute sorte d’artifices; il aurait pu avoir sa photo à côté de la définition du mot beauté dans le dictionnaire. Son sourire était digne d’une publicité de dentifrice tant ses dents étaient d’un blanc éclatant; sa carrure de mannequin n’était pas non plus étrangère au charme qu’il exerçait sur le sexe opposé. Le seul inconvénient pour Didier était sa pauvreté.

Didier avait eu le malheur de naître dans une famille démunie, de père ouvrier et de mère ménagère. Avec cinq frères et sœurs, dans une bicoque à Mossikro, la vie n’est pas du tout facile. Le bac en poche, Didier n’a pas eu la chance de continuer les études malgré un cursus scolaire très brillant. Une maladie surement lancée par les sorciers du village l’a terrassé tout le long de l’année scolaire de terminale; il a pu décrocher son bac scientifique mais avec une mention passable qui ne lui assurait pas l’obtention d’une bourse d’étude pour l’étranger. La crise postélectorale avec son lot de désastres,  l’université a été fermée alors qu’il était en première année en faculté d’histoire géographie. 

Après de longs essais infructueux pour réussir à un concours ou avoir un petit boulot qui pourrait lui assurer son argent de poche, Didier a finalement décidé d’user de son charme. Plusieurs femmes d’âge mûr lui avait proposé du travail en échange de rapports entretenus mais, lui ne se voyait pas du tout sortir avec une femme qui pourrait le mettre au monde. Non, lui il avait une bien meilleure idée, et il lui fallait juste deux ou trois beaux ensembles, un peu d’argent pour le transport et une seule journée pour réaliser son plan « Fils de pauvre en détresse ».

*****

Elle était d’une beauté quelconque, rien d’extraordinaire qui devrait être détaillé. De taille, et  de forme moyennes, Elodie était la fille du ministre de l’urbanisme et son père cédait à tous ses caprices; du shopping à Paris jusqu’aux concerts à Londres, tout était à sa disposition. Elle venait de décrocher le bac et profitait à fond de ses vacances avant de partir continuer ses études à Georgia States University. Les glaces ont toujours représentées le péché mignon d’Elodie, et elle ne ratait aucune occasion d’en profiter avec sa meilleure amie. 

Nice Cream, glacier de tous les chocos d’Abidjan, cadre enchanteur accompagné de glaces toutes aussi délicieuses les unes que les autres, était le lieu choisi par Didier pour trouver sa future financière. Il a fallu que ce jour là Elodie y soit avec sa meilleure amie Anne, qui, plutôt issue d’un milieu modeste, était la fille du chauffeur personnel de la princesse. Anne connaissait le mauvais caractère de son amie mais elle savait aussi, que cette dernière manquait d’affection, entre une mère décédée, un père comblant son absence par des cadeaux et des amies arrivistes. Elodie n’avait jamais su ce qu’était l’amour.

L’entrée de Didier dans le glacier n’était pas passée inaperçue car presque toutes les femmes et même les hommes présents se retournaient pour l’admirer. Accompagné de Franck son meilleur ami, ils se dirigèrent directement vers le comptoir et s’installèrent cinq minutes plus tard avec leur commande. En apercevant, les deux filles assises au fond de la salle, Didier ne pensait plus à l’objectif qui l’avait guidé en Zone 4, mais plutôt à ce visage rayonnant qui illuminait la pièce. Cupidon l’avait frappé avec une pluie de flèches et il était tombé amoureux de cette fille, il le savait déjà.

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Deux semaines étaient passées, et Elodie ne parlait plus à Anne à cause de ce beau jeune homme de Nice Cream qui avait eu l’audace de porter ses yeux sur la pauvre plutôt que sur la fille du ministre. La jalousie est une bien mauvaise conseillère et Anne payait les frais de ce sentiment dévastateur. Combien de fois avait-elle été insultée par ses filles sorties de nulle part qui se faisaient appelées amies d’Elodie ? Elle en avait marre de ces injures et de toutes les menaces dont elle faisait l’objet, elle décida de ne plus répondre ni aux appels, ni aux invitations de Didier.

Didier avait oublié son plan « fils de pauvre en détresse ». L’élue de son cœur était pauvre comme lui, enfin, moins que lui mais n’empêche que pour elle il était plein de bonnes résolutions. Il a compris qu’il ne pourrait être avec elle à cause de cette fille pourrie gâtée de riche qui se croit tout permis. Didier avait pris sa décision, si c’est lui qu’elle voulait, alors elle l’aurait et sur un plateau d’argent même. La cour qu’il lui fit ne dura pas plus de deux jours qu’ils partageaient déjà le même lit.

Un mois plus tard, Didier avait plus de dix millions sur son compte d’épargne, et ses parents avaient déménagé dans un autre quartier de Yopougon bien plus agréable pour élever leur progéniture. Évidemment, ils pensaient que leur fils avait trouvé un travail car jamais, ils n’auraient pu imaginer que Didier pouvait inscrire le montant qu’il voulait sur les chèques d’un ministre de l’Etat. Didier avait renoué avec Anne mais bien sur ils vivaient leur amour en secret, bien loin des regards indiscrets. Anne savait très bien d’où venait l’argent de Didier mais bientôt elle n’aurait plus à s’en soucier, aussi elle acceptait cette relation cachée sans se plaindre.

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Elodie a réussit à avoir la clé du coffre fort de Monsieur le Ministre de l’urbanisme. En l’ouvrant, elle n’en revenait pas, son père cachait plus d’un milliard dans son coffre car, avec la situation du pays, disait-il, il faut avoir du liquide à portée de main. Du liquide, elle en avait, et elle en donnerait volontiers à son amour Didier pour qui elle était prête à tout. Dans la nouvelle voiture qu’il venait d’acheter, Didier a chargé dix valises remplies de billets de banque. Quelques bisous à sa financière et il rentra chez lui retrouver sa famille et sa fiancée. 

Tout se passa rapidement, quelques salutations échangées avec papa et maman, un bisou à Anne sa chérie, un jus d’orange pressé déversé dans la gorge et Didier était allé se coucher. Anne rentra deux minutes dans la chambre et informa ses futurs beaux parents qu’elle partait faire une course rapide avec la voiture de Didier. A son réveil, Didier ne s’inquiétait pas de ne pas voir sa fiancée, sa mère lui a dit qu’elle était allée voir sa mère malade à l’hôpital et qu’elle avait utilisé sa voiture. Il était vingt trois heures lorsque Didier aperçut ce maudit bout de papier qu’il avait pris au départ pour un ticket de caisse. Pas grand-chose n’y était écrit : « Elodie t’a financé, merci de m’avoir financée à ton tour, je suis loin ne me cherche plus. »

Elodie avait reçu un message de son amie d’antan : « Merci Elo pour les sept cent millions que tu m’as offerte, je doute fort que ton père apprécie ce geste si généreux de ta part, quant à moi je suis déjà dans mon avion et on ne se reverra surement pas de sitôt ». Didier ne décrocha pas son téléphone malgré les nombreuses tentatives d’Elodie pour le joindre. Le ministre de l’urbanisme appela sa fille, elle devait se rendre à l’aéroport avec le chauffeur car la situation du pays empirait. Elodie se rendit donc aux Etats Unis chez l’une de ses tantes paternelles.
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 Les banques sont fermées, les comptes des ministres sont gelés, le Ministre de l’urbanisme n’est pas inquiet, il a assez d’argent dans son coffre fort, mais déception, arrêt cardiaque immédiat, le coffre est vide.

Jardin vacances 2012



Je suis casanière en général mais le dimanche 23 septembre, une invitation à une émission pour enfants m’a fait sortir de ma résidence. On pourrait bien se demander que va faire une fille de mon âge dans un show pour enfants. Pour répondre à la question, je dirais que je suis une nouvelle convertie et que tout ce qui touche la religion éveille ma curiosité. Il s’agissait en fait d’une sorte de Wozo vacances mais adaptée aux enfants musulmans appelée « Jardin vacances 2012 ». 

Je n’avais pas l’habitude d’écouter la radio, aussi, je ne connaissais pas l’existence de cette émission hebdomadaire  « Jardin des enfants ». C’est une émission qui passe tous les mercredis après-midi sur la radio Al Bayane, avec pour slogan « Divertir pour former ». C’est dans le cadre de leurs activités pour occuper sainement les enfants que l’équipe de l’émission a instauré ce show. 


Grande fut ma surprise de voir un monde fou au palais de la culture de Treichville. Je me disais qu’il s’agirait d’un petit truc de rien du tout mais la salle Anoumanbo était pleine. Les quatre mille places ont à peine réussi à tenir tout ce beau monde venu assister au divertissement ou juste soutenir les enfants en compétition. Au prix de 1000 frcs, le ticket était accessible à toutes les bourses pour permettre à tout et chacun de profiter de ce moment inoubliable. La finale a été accompagnée par l’ONG Sounyégnon dirigée par El Hadj Dogoni Souleymane, directeur général de la BHCI, sous la Haute Autorité spirituelle du Cheick Aima El Hadj Boikary Fofana et la présence du directeur général de la radio, Imam Cissé Djiguiba Abdallah. 

J’espère qu’avec le temps cette émission prendra encore plus d’ampleur et permettra d’éduquer non seulement les enfants mais aussi les parents sur les préceptes de la religion.

Six rubriques ont permis de départager les adversaires. Le thème de l’édition de cette année était « La Côte d’Ivoire à l’ère de la reconstruction et de la réconciliation ». Quatre équipes étaient en compétition, dont l’une vainqueur de l’édition précédente de 2010. Il s’agissait notamment de :
-          L’ONG Attôyiboun d’Abobo, vainqueur de l’année 2010,
-          AJMSHOR junior de Koumassi,
-          Le Fan club de Radio Al Bayane d’Abobo ,
-          La communauté Rahma de Yopougon.

Les enfants on été formidables, traitant de sujets affectant toutes les religions, mais comme dans tout jeu, il fallait trouver un vainqueur. Débutée aux environs de 9h30, cette finale s’est terminée à13h avec la victoire du groupe Le fan club de Radio Albayane d’Abobo, Yopougon à la deuxième place, Attôyiboun à la troisième et Koumassi en quatrième position.
Désolé pour la qualité de la vidéo et pour la durée, je ne suis pas une bonne cameraman et il fallait économiser la batterie et l’espace. J'en mettrai d'autres plus tard.



La présentation des majorettes après les différentes rubriques







mercredi 5 septembre 2012

Sept à soixante dix-sept


 Je suis jeune, je ne comprends rien à l’amour et cela fait maintenant quatre ans que je suis convaincue que l’amour est une histoire de vieux. Lorsque je l’ai connu, je me disais que ce que nous partagions tous les deux était sans aucun doute ce mythe dont tout le monde parle sans cesse et que certains artistes comme Daouda le sentimental ne cessent de mettre en chanson. Comment aurais-je pu deviner que ce que nous ressentions l’un pour l’autre n’était qu’une distraction pour enfants lorsque cela ressemblait tellement à ce que chante Céline Dion dans tous l’or des hommes. J’aurais pourtant dû le savoir, comprendre que même si mon cœur dansait la rumba à chaque fois qu’il m’appelait, je n’étais pas amoureuse de lui. Il est cependant vrai que le moindre message venant de lui me faisait frémir de bonheur. Son absence, due à la distance de nos différentes universités me rendait malade. J’avais aussi remarqué que la moindre erreur de sa part me mettait dans tous mes états; je ne supportais pas certaines choses venant de lui, que j’aurais facilement tolérées de la part d’autres personnes. Je ne voyais pas en lui mon argent de poche, il n’en avait pas. Je ne représentais pas pour lui une source de revenus, il refusait ce que je lui proposais. On évitait tout contact dépassant la poignée de main car on tenait à s’aimer au-delà du simple désir charnel. Il n’aimait pas que je sois en compagnie de garçons et je faisais un effort surhumain pour contrôler ma jalousie lorsqu’il me disait recevoir un message d’une fille. Je pensais l’aimer parce que deux jours sans entendre sa voix agissaient sur mon humeur, et que nous nous demandions mutuellement pardon lorsque l’un d’entre nous se sentait offensé par l’autre d’une quelconque manière. Nous passions des heures au téléphone la nuit, profitant du service de moov’in; même lorsqu’on n’avait rien d’important à se dire, le son de la voix de l’autre suffisait à nous rendre heureux. Pendant ces deux années que nous avons partagé même en étant éloignés, jamais je ne m’étais douté que nous étions en train de nous divertir, que tout cela n’aboutirait en aucun cas à un mariage. J’avais 18 ans lorsque nous nous sommes rencontrés, et il en avait 19. On pensait déjà aux prénoms de nos futurs enfants, et on s’imaginait vivant ensemble comme mari et femme. Je me dis aujourd’hui que j’aurais dû rester dans ce semblant d’amour d’enfant jusqu’à ce que je sois en mesure de me prendre en main, et de quitter le cocon familial. Avec des si on pourrait sans doute refaire le monde car si l’on n’avait pas crié notre amour sur tous les toits, notre amusement de jeunesse aurait peut être abouti à un amour mature. C’est grâce à vous que j’ai découvert que j’ignorais le sens de l’amour. Oui grâce à vous car c’est lorsque je vous ai parlé de lui que j’ai appris que j’étais trop jeune pour être réellement amoureuse de lui. L’amour est donc destiné aux personnes de plus de 35 ans, car vous me conseilliez tous d’épouser Richard qui lui selon vous, était plus mûr et possédait toutes les qualités requises pour e êtrun excellent époux. Que pouvait m’offrir Yanis ? Lui, il n’était qu’un pauvre étudiant à la recherche d’une bourse d’étude pour l’Europe. 

Maman tu m’as dit que je l’oublierai très vite car j’étais très jeune et que ce genre d’amourette de lycée ne servait qu’à tuer le temps. Je t’avais comprise maman, mais j’ai voulu tenté l’aventure malgré tout en refusant la demande en mariage de Richard. 

Papa tu es alors intervenu et tu as menacé de jeter Yanis en prison si je ne rompais pas tout contact avec lui. Yanis était un homme juste et rien ne pouvait le conduire en prison, mais tu es un homme politique puissant et en Côte d’Ivoire, surtout avec ces différentes crises, vous les hommes forts du moment vous permettez tout. 

Je ne l’aimais peut être pas comme vous le disiez puisque j’ai rompu tout contact avec lui sans préavis. Il m’a fait dire par Murielle notre amie commune qu’il m’aimait à la haine, pour ce que je lui faisais. Yanis l’homme avec qui je m’amusais a réussit par je ne sais quel moyen à aller en Europe, mais la vie là bas n’est pas du tout facile pour lui. Murielle avec qui il est resté en contact m’a fait savoir qu’il tire le diable par la queue et que pour s’en sortir, il a décidé de faire ce qu’il n’aurait jamais pu faire s’il était en pleine possession de tous ses sens. En effet papa et maman, Yanis a décidé de se marier à une blanche pour régulariser sa situation sur le territoire français. Vous penserez sûrement qu’il n’y a rien d’extraordinaire en cela, mais moi je le connais. Yanis que vous me croyez ou non était puceau et comptait le rester jusqu’au mariage. Ancré dans la religion, il me disait que son corps appartiendrait à la femme à qui son cœur serrait tout entier, en l’occurrence mon humble personne.

Richard je te demande pardon de te quitter à travers cette lettre que mes parents liront également. Malgré ta frivolité et toutes les fois où tu as levé la main sur moi, je ne te déteste pas, et j’aurais peut être pu t’aimer, si mon jeune âge n’était pas un frein à la connaissance de l’amour.

Chère famille, je vous prie d’informer mes amies Anicette et Irène que même si Yanis est pauvre et gaou, c’est celui sans qui je ne me sens pas capable de vivre. Quand vous lirez cette lettre je serai déjà à Paris cherchant à rejoindre la mairie pour empêcher ce mariage judiciaire. Si par le plus grand des malheurs j’échoue, je ne pense pas pouvoir supporter le choc. Avec Yanis, vous ne voudrez peut être plus de moi, mais sans Yanis je ne voudrai plus du monde. Souhaitez-moi bonne chance.

                                                                       Annie votre adolescente en quête d’amour.

lundi 6 août 2012

Le Bouche A Oreilles

La petite Aya courait ce matin pour rejoindre son amie Fatim qui bavardait avec Joceline. Dans la précipitation elle ne voit pas le tronc d'arbre pourri qui se trouve sur son chemin. Malheureusement elle trébuche et s'égratigne le genou gauche. 

François Rivelai qui passait par là rentre à la maison et informe son épouse. "La petite Aya s'est blessée alors qu'elle courait rejoindre ses amies Fatim et Joceline". 

La servante des Rivelai qui passait au salon juste à ce moment retrouve son amie sur la route du marché. Elle informe cette dernière, elle même servante chez les Anchois: "La petite fille Aya là elle courait pour faire palabre avec   Fatim et Joceline, elle est tombée et est blessée de partout". 

En bonne affairée, Elodie fille de maison des Anchois rapporte la nouvelle à la petite dernière de la famille Arielle qui a 16 ans: "tchié aujourd'hui là les petites Fatim et Joceline là se moquaient de leur camarade Aya, à force de pleurer elle voyait pas devant elle, elle a glissé et s'est fendue la lèvre inférieure".

Arielle retrouve ses parents à table et continue la transmission du message. "Maman ce matin Joceline et Fatim ont frappé Aya jusqu'à ce qu'elle saigne". La mère appelle immédiatement sa meilleure amie et voisine du quartier: "hum ma copine, les parents de Fatim et Joceline là ont envoyé leurs filles battre à sang la petite Aya".

Madame Rykam à son mari " Chéri quand je te  disais que les voisins là sont mauvais tu ne me croyais pas non. La petite Aya s'est fait battre par ses amies Fatim et Joceline, elle est en soin intensifs au chu actuellement."

Monsieur Rykam rend visite aux parents de la petite Aya pour apporter sa sympathie et sa compassion: "je viens d'apprendre que votre épouse et vous avez eu une bagarre avec les Kyle et Saya après ce que leurs filles ont fait à la votre". Monsieur Aimé tout surpris demande à son voisin de quoi il s'agit: Aya allait juste jouer à la poupée avec ses amies quand elle est tombée mais elle a juste eu une égratignure, il n'y a pas de quoi en faire un drame." Monsieur Rykam tout confus retourne chez lui à la maison gronder sa femme. 

Le B.A.O peut mettre deux continents en guerre. Ce que tes yeux ne voient pas, que ta langue se garde de propager.

mercredi 20 juin 2012

UN NOUVEAU DEPART !

Le mardi 12 juin je suis devenue musulmane. Les gens m'ont dit et me diront encore "toi chrétienne catholique, baptisée et confirmée tu es devenue musulmane". Oui je suis devenue musulmane mais je suis toujours la même Mireille, juste que je m'appelle aussi Djamila maintenant. Ce jour là comment dire ce que j'ai ressenti alors qu'aucun mot ne saurait le qualifier?

Papa m'a dit "c'est le même Dieu que nous prions donc pour moi ce sont les actes qui comptent". Maman a été moins réceptive à ma conversion mais bon elle sait qu'elle ne pourra rien y changer. Les uns et les autres me taquinent souvent mais je ne considère pas vraiment cela car je sais que ce que j'ai choisit me convient.

On m'a demandé pourquoi je me suis convertie, mais avant que je ne réponde on me dit toujours "à cause de garçon". Conclusion pourquoi vous me demandez alors si vous avez la réponse? Si l'on me donne l'occasion de répondre, je dirai que facebook a joué un rôle important dans ma conversion. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ces chroniques que j'aime bien lire m'ont encouragé à me convertir. J'ai étudié la religion et elle me correspond mieux alors pourquoi me complaire dans ce qui ne me sied plus? 

Oui, j'ai été baptisée, confirmée, servante de messe ..., mais je ne me suis plus retrouvée dans ma religion "natale". Loin de moi l'idée de dénigrer le christianisme parce que je reconnais que jamais je n'ai eu à me plaindre dans ce que Dieu m'a accordée depuis ma naissance. Selon maman je suis devenue "intellectuelle", mais moi je dirai qu'à certains moments il faut prendre ses propres décisions. Je suis musulmane et fiere de l'être. Je ne demande à personne de me suivre mais juste d'accepter mon choix.

Chacun d'entre nous a besoin d'une voie à suivre et je pense avoir trouvé la mienne dans l'islam donc j'espère ne plus avoir à donner la raison de ma conversion si ce n'est pour l’étayer.

Que Dieu nous garde tous!