mardi 1 octobre 2013

ANITA


Dessiné par Saraï D'Hologne
 Anita ne comprenait pas ce qui lui arrivait ses derniers temps et ne savait plus à quel saint se vouer. Les seuls confidents qu’elle avait étaient sa mère et Jessy sa meilleure amie, mais elle ne se sentait pas capable de leur expliquer ce qui la tracassait depuis un moment. Qui pourrait comprendre ses angoisses lorsque ce qu’elle ressentait était sujet aux critiques de la société ? Elle avait pourtant essayé de refouler ses sentiments mais rien n’y fit car elle demeurait éperdument amoureuse de Charles. Charles cet Apollon aussi sexy que dangereux tel Daemon Salvatore avait su trouver le chemin qui menait à son cœur pourtant fermé à toute tentative masculine avant lui. Depuis plus de 5 ans que son ex fiancé lui avait brisé le cœur, aucun homme jusque là n’avait réussit à la faire tomber sous son charme mais Charles avait quelque chose de mystérieux et ce petit côté énigmatique qu’on n’arrivait pas à capturer la fascinait.

*****

Le jour de l’anniversaire d’Anita était enfin arrivé mais loin d’être ravie elle craignait de se retrouver encore une fois face aux yeux perçants de Charles. Ah ses yeux ! Lorsqu’ils vous fixaient vous aviez l’impression qu’ils pourraient découvrir vos secrets les plus enfouis, du premier coup d’œil sur la copie d’un voisin jusqu’à la tâche de naissance au bas du dos que personne ne pouvait voir. Peut être avait-il compris qu’il envoûtait les gens du regard car en général il vous fixait toujours droit dans les yeux lorsqu’il voulait obtenir quelque chose de vous.

-          Allo ! bonjour ma chérie et joyeux anniversaire.

-          Bonjour Jessy merci beaucoup.

-          J’espère que je suis la première à t’appeler.

-          Regarde ta montre, il est 00h01 qui d’autre aurait pu m’appeler avant cette heure ?

-          Ah oui oui c’est vrai bon je te laisse te rendormir ma puce, on se retrouve dans quelques heures pour les courses de la fête.

Anita avait eu du mal à se rendormir après l’appel de son amie, et entreprit de lire un roman de la collection Adoras « La Sirène Africaine ». Plus elle parcourait ce roman, et plus sa peine croissait. On aurait dit que l’auteur avait été inspiré par son histoire tant les similitudes étaient nombreuses entre l’histoire de l’héroïne et la sienne. Elle ne jouait cependant pas le rôle de la gentille mais plutôt celle à qui l'on attribue les adjectifs les plus péjoratifs. Pendant trois heures de temps elle dévora littéralement l’œuvre avant de se rendormir le cœur plein de tristesse.

*****

Les emplettes terminées, Anita et Jessy se rendirent dans un salon de coiffure pour l’occasion. Les salons de coiffures sont considérés comme le bistrot des femmes. Deux inconnues y partagent leurs joies, peines, succès et échecs sans même savoir si leur interlocutrice est journaliste pour un magazine de potins. On s’y livre sans tabous ou presque et encore plus facilement que chez un prêtre. Comme à l’accoutumée les deux amies s’installèrent sur des sièges voisins et écoutèrent la discussion du jour avant d’y ajouter leur grain de sel. Ariane l’une des apprenties du salon racontait le « taper dos » que venait de lui faire l’une de ses amies.

-          Hum femme ? Femme ? Femme est mauvaise deh ! s’écria Jessy à la fin de l’histoire.

-          Ma sœur faut dire ça fort encore, renchérit Ariane.

-          Elle riait avec toi hein, te consolait quand tu avais des problèmes avec ton gars, djaaa elle le guettait mal  mal.

-         C’est ça oh, aujourd’hui elle et lui ne peuvent plus me regarder dans les yeux tellement qu’ils ont honte; mais moi je laisse pour moi à Dieu, un jour ils le paieront très cher.

La conversation était intéressante pour tout le monde sauf Anita car le sentiment de culpabilité qu’elle avait depuis peu venait de grimper. Elle aussi pourrait faire un « taper dos » à sa meilleure amie alors qu’elle ne l’a jamais souhaité. Si elle avait rencontré Charles avant Jessy elle serait sûrement en couple avec lui mais le destin en a voulu autrement. Ces filles sont en train de critiquer une jeune fille qui n’a pas demandé à tomber amoureuse, mais qui est juste victime du satané Cupidon et de ses flèches empoisonnées. C’est vrai que le bon sens exige qu’on ne tombe pas amoureuse de l’homme de sa meilleure amie mais pourquoi est ce que ce bon sens ne le rend pas laid à nos yeux ? Pourquoi est ce que le bon sens n’agit que sur notre conscience au lieu de tuer nos sentiments dès la racine? Anita n’a jamais été une mauvaise fille, elle n’avait jamais envisagé ne serait-ce qu’une seule fois de sortir avec le fiancé de Jessy mais la réalité était qu’elle ne pouvait s’empêcher de l’aimer.

-          Annie qu’est ce qu’il y a ? D’habitude tu es la première à insulter les voleuses de gars mais aujourd’hui tu n’as pas émis le moindre son depuis notre arrivée.

-          De récents évènements m’ont permis de comprendre qu’il ne faut pas juger les gens sans savoir ce qu’ils ressentent.

-          De quoi parles-tu ? Quelque soit les sentiments d’une personne elle n’a en aucun cas le droit de sortir avec l’ex de son amie a plus forte raison son copain du moment. J’appelle cela de la sorcellerie.

-          Que dirais-tu si la personne luttait contre ses sentiments, souffrait en silence sans jamais déclarer sa flamme à l’être aimé mais qu’elle continuait à rire avec son amie?

-          C’est aussi de la sorcellerie, elle ne devrait même pas poser son regard sur l’homme de son amie, elle devrait l’éviter comme la peste. Les sentiments n’ont pas lieu d’être dès l’instant où il est engagé avec sa meilleure amie.

    
Dessiné par Saraï D'Hologne
-          Jessy suis-je donc une sorcière parce que j’aime ton fiancé depuis plus de six mois? Suis-je mauvaise parce que je te conseille à chaque fois de lui pardonner ses erreurs alors qu’intérieurement j’aimerais que tu le laisses tomber ? Dis moi donc ma chère amie si j’ai fais exprès de tomber amoureuse de l’homme de ma meilleure amie. 

MÉLANCOLIQUE ANONYME


Cher Gnanm,

Bonsoir j’ai 21 ans et je suis mélancolique. Je sais que tu connais déjà toute l’histoire mais j’aimerais bien revenir sur certains souvenirs que j’ai ressassés alors que j’étais censé suivre mon cours de droit.

A 16 ans, j’ai souffert d’une maladie assez grave qui m’a fait sombrer dans le coma une semaine durant. D’après ce que j’ai appris à mon réveil, maman à dû prendre des congés pour rester à mes côtés tout le temps. Nous avons toujours été très proches car je suis le dernier de ses trois enfants aussi, je pense qu’elle souffrait beaucoup de me voir dans cet état. Lorsque je suis revenu à moi elle m’a aidé à récupérer, s’assurant que je prenais tout le temps mes médicaments. Un mois plus tard grâce au suivi et aux attentions de maman je reprenais ma vie normale d’ado.

Septembre 2008 alors que je suis en voyage avec mes frères, papa nous demande de rentrer d’urgence parce que maman est hospitalisée. Nous sommes rentrés sur le champ et le lendemain nous sommes allés la visiter à la polyclinique des 2 plateaux. De toute ma vie, je n’ai jamais autant prié qu’en cette période. 
Depuis plus de dix ans que maman était diabétique, c’était la première fois que son cas était alarmant; je ne savais plus à quel saint me vouer.

Papa ne me laissait pas la voir dans son état craignant que je n’arrive pas à le supporter. J’avais pourtant tellement envie de la voir, de lui dire que je l’aime. Je n’avais jamais autant eu peur, je repensais à la dernière fois que je l’ai vu en bonne santé, la dernière fois qu’on s’est parlé et je maudissais cette dispute qu’on avait eue. J’aurais dû baisser le ton ce jour là, j’aurais dû lui dire que j’étais désolé avant d’effectuer ce voyage, j’aurais dû, j’aurais dû, malheureusement je n’ai pas pu. Elle a passé un mois dans le coma, un mois pendant lequel je me disais qu’elle avait pris ma place sur ce lit d’hôpital, un mois pendant lequel je demandais à Dieu de me laisser la chance de profiter à nouveau de ma maman.

Samedi 04 Octobre 2008, je suis rentré du parc pour découvrir une atmosphère lourde à la maison. Ma grande sœur s’enfermait dans la chambre, mon frère aux Etats Unis appelait mais refusait de me parler, ma cousine était venue passer la nuit avec ma sœur, bref je sentais que quelque chose clochait. Le dimanche alors qu’on se rendait à l’Eglise en famille comme d’habitude, papa me parla sur un ton qui se voulait serein.

- Aimar, tu es grand maintenant, je sais que c’est difficile mais tu dois faire avec…
Je devais faire avec ? J’étais confus, je refusais de croire qu’il parlait de ma maman, il ne pouvait pas s’agir de l’être que j’aimais le plus au monde, elle ne pouvait pas être partie.

- Qu’est ce qui se passe ?

Ma sœur éclata en sanglots à l’arrière de la voiture, papa m’a dit cette phrase qui résonne encore dans ma tête chaque fois que je pense à elle « Maman nous a quitté »

C’était donc vrai, elle était partie là d’où personne ne revient, ce lieu dont tout le monde parle mais dont on envoie jamais de carte postale. Sur le coup on ne réalise pas ce qui se passe, je n’admettais pas que je ne la reverrais plus jamais, que mon dernier souvenir avec elle serait une stupide dispute. Il m’a fallut 5 min, le temps de passer en revue toutes les images d’elle que j’avais, et l’adage un garçon ne pleure pas a été démenti. Le plus courageux du monde n’aurait pu refouler ses larmes qui coulaient le long de mes joues, je venais de perdre un trésor inestimable.

Avec du recul, on comprend que la présence d’une mère est la chose la plus importante qui soit, et son absence crée un fossé quasiment impossible à combler. La douleur d’un orphelin est toujours grande, mais de savoir que nous nous sommes disputés la dernière fois que je l’ai vue en vie, amplifie la mienne de douleur. Avec des si on refait le monde, malgré des si ma maman ne serait surement toujours plus là, pourtant avec des si j’aurais pu lui dire que je ne pensais pas ce que j’ai dis ce jour là. La mort est certes un passage obligé pour tout le monde mais lorsque celle qui nous a donné la vie la perd sans qu’on ait le temps de lui dire qu’on l’aime on se demande à quoi cela sert de vivre.

Cinq années sont passées, j’ai eu le temps de comprendre que maman ne reviendrait plus mais de tout là haut j’espère qu’elle sait combien je regrette et que je l’aime. Bon Dieu, par cette missive que tu as surement déjà lu avant que je ne la conçoive, je te demande de prendre soin de ma maman chérie là où elle se trouve et de la protéger comme j’aurais tant voulu le faire.

Aimar un mélancolique anonyme sur une page blanche en ce 28 février 2013.

Dessiné par Saraï d'Hologne

























*Gnanm : Dieu en Adjoukrou

CAUSERIES AUTOUR D'UN BABY-FOOT



La semaine avait été plutôt harassante mais un tour à la salle de sport et les deux amies Josiane et Audrey se sentaient mieux. Cela faisait un bon bout de temps qu’elles avaient abandonné les exercices et reprendre leurs séances hebdomadaires de sport leur faisait beaucoup de bien.

-          Et si on allait faire une partie de babyfoot ? Il y a bien longtemps que je t’ai foutu une raclée à ce jeu.

-          Hum Audrey, est ce que tu es capable de maintenir ton gardien dans les buts avant d’espérer gagner ne serait-ce qu’un match contre moi ?

-          C’est ce qu’on verra tout à l’heure très chère.

Serviettes au cou elles se dirigèrent vers la salle de jeu qu’abritait le centre de sport du quartier de Josiane. L’employé de ladite salle était content de retrouver ces deux femmes car leurs bavardages sur leurs vies intimes lui permettaient d’oublier la monotonie de son travail. En effet chaque fois que Josiane et son amie se retrouvaient autour de ce jeu elles oubliaient qu’il y avait du monde autour et se livraient à de véritables confessions un tantinet bruyantes sur leurs vies privées respectives.

-          Alors chérie comment va François ton nouvel amoureux?

-          Oh très bien Josy. Hier il m’a offert une belle montre sertie de diamants, hum une merveille ma copine. C’est vrai qu’il est dans un petit club mais il est issu d’une famille tellement aisée que son salaire de footballeur ne représente que des miettes pour lui.

-          Tu as beaucoup de chance. Toi au moins tu as pêché un gros et bon poisson. Quant au mien Dieu seul sait ce qu’il me fait subir dernièrement.

-          Eh ne t’inquiète pas Josy, ils sont tous comme cela une fois qu’ils ont obtenu ce qu’ils veulent. Regarde toi Josiane, tu es belle, jeune et surtout indépendante financièrement. Des hommes à la recherche d’une femme comme toi on les ramasse à la pelle dans Abidjan.

-          Je sais Audrey mais cela n’empêche pas le fait que je ne veux pas de n’importe quel homme. Rappelle-toi la promesse que nous avons faite toutes petites.

-          EPOUSER UN FOOTBALLEUR.

-          Tu vois ? Je veux bien perdre Marc mais aurais-je la chance d’avoir un footballeur encore une fois ?

-          Je vois je vois. Mais tu sais les stars du foot sont aussi très sollicitées par les jeunes filles de ce pays et même d’ailleurs. Je rencontre plusieurs difficultés avec François malgré ce qui parait. Figure toi que dernièrement j’ai défiguré Annie la Barbie du lycée qui courait après les gars des autres. Elle avait osé se mettre sur mon terrain mais en tout cas elle saura désormais à qui s’en prendre.

-          Ah bien fait pour elle ! Il y a bien longtemps que je voulais la corriger depuis l’histoire avec le métisse de terminale.

-          Ce goujat la ? Il n’en valait pas la peine de toutes les façons tu valais et continue de valoir mieux que lui.

-          CASSA MOULER ! s’exclama Josiane. 

-          Ah ! Je suis en train de te parler et puis tu marques comme ça ? Moi qui voulais te proposer un diner a quatre pour que François te présente à l’un de ses amis. Ce n’est plus la peine.

-          Ah Audrey toi aussi, ce n’est pas parce que je te gagne que tu vas gâcher mon bonheur. Pardon programme ça rapidement parce que j’en ai marre de ce Marc qui cherche à battre le record du plus grand nombre de slips féminins ôtés.

-          D’accord attends que j’appelle François d’ailleurs il devait passer me prendre ce sera l’occasion pour vous de faire connaissance.

-          Hum dans quel club tu as dit qu’il jouait déjà ? Il faut vraiment que je commence à regarder le foot si je veux m’attraper un autre de ces sportifs. A part les matchs de FC Vanou le club de Marc je ne m’intéresse pas tellement aux compétitions.

-          Ah tu devrais hein, le téléphone sonne…Allo ! Mon Baby-foot préféré je t’attends à la salle de sport, tu arrives dans combien de temps ?

-          ….

-          D’accord à toute l’heure mon amour.

Josiane rangea ses effets et se retourna vers son amie quand celle-ci raccrocha le téléphone.

-          Ah Audrey tu appelles ton gars Baby-foot comme moi ?

-          Hum ma chère il aime que je l’appelle comme ça oh. Tiens le voilà qui arrive il était dans les parages.

Marc François approcha et fut surpris de découvrir Josiane et Audrey ensemble à la salle de sport. Il ignorait que ses deux conquêtes se connaissaient et ne pouvait plus rebrousser chemin.

-          Audrey, c’est ton Baby-foot qui est là ?

-          Oui Josiane pourquoi ?

-          Parce qu’aux dernières nouvelles c’est Marc mon Baby-foot à moi.



Cassa Mouler : Expression ivoirienne pour désigner un superbe but au baby-foot.

BEAUTE NOCTURNE



Beauté nocturne….Non je ne vous parlerai pas de cet Apollon d’une nuit qui s’est transformé en vilain crapaud baveux le matin. Je ferai semblant de ne pas connaitre cette fille qui embarquée en boite de nuit dans un emballage made in Cendrillon s’est avérée être un minuscule caillou couvert de quelques paillettes d’or.

J’ai plutôt envie de vous parler de moi, enfin pas de moi à 100% non plus mais plutôt de nous, de vous, d’eux, de chaque personne sur cette terre qui vit et qui pose des ACTES NOCTURNES. Je qualifie de nocturne non seulement ce qui se passe la nuit mais en particularité tout acte posé,  dans l’obscurité, à l’abri des regards. Quand nous nous isolons dans une pièce, quand nous évitons la lumière pour poser certains actes, avons-nous la finesse d’esprit de nous poser cette question : «  Ahi si ce que je fais est bon, pourquoi est-ce que je me cache ? »
Souvent nous ne nous cachons pas, « on veut juste être discret » disent certains. Il ne faut pourtant pas confondre la discrétion et la honte. Bien entendu il arrive que craignant les mauvaises intentions des sorciers camouflés parmi nos amis nous préférons tenir tout le monde à l’ écart de nos projets. Bien souvent, on s’isole aussi parce que certaines choses et multiples elles sont, doivent se faire en toute intimité. Bien souvent, on se met à l’abri des regards tout simplement parce que l’on n’aime pas se sentir observé. Bien souvent…Bien souvent…chacun y va de sa raison pour justifier ses actes nocturnes.

Quoi qu’il en soit à partir d’aujourd’hui j’aimerais me poser cette question et j’aimerais bien que d’autres se la pose avec moi (ce n’est pas forcé hein). Chaque fois que je me cache pour « sauter la clôture », est-ce parce que je veux être discret ou est-ce parce que ce que je ferai dehors ne mérite pas d’être exposé à la vue et au su de TOUS ? Chaque fois que je me retire avec quelqu’un (femme, mari des gens) dans un hôtel en vérifiant derrière moi après chaque pas, est-ce parce que je suis discret ou parce que ce que je compte y faire ne m’est pas licite? 

Chaque fois que je pose un acte en prenant milles et une précaution, est ce que je m'isole pour la bonne raison ?


La nuit, dans, l’obscurité, tous les chats sont gris, tout semble plus beau, tout semble permis, on se permet tout et n’importe quoi parce que personne ne semble nous voir. Quoi qu’il en soit sachons que nous ne sommes jamais assez cachés, car si on peut se cacher des hommes, il y a cette caméra invisible et omniprésente qui nous observe. 

Credit Photo: HSTUDIO'S
Model :         SARAI D'HOLOGNE

TU N'ES JAMAIS SEUL


Il s'agit d'un texte que j'ai découvert sur facebook il y a bien longtemps et que j'avais sauvegardé. En lisant mes anciens documents je suis tombée dessus et j'ai eu envie de le partager avec vous. 

- Je lui ai dit : « Je suis très seul(e) ».

- Tu m'as dit :  « [...] Je suis tout proche ». - [ Sourate 2 ~ Al-Baqarah (La Vache) / Verset 186 ]

- J'ai dit: « Oui, je sais que Tu es proche, mais moi je suis loin de Toi. Si je pouvais être aussi proche de Toi ».

- Tu as dit : « Et Invoque ton Seigneur en toi-même, en humilité et crainte, à mi-voix, le matin et le soir et ne sois pas du nombre des insouciants. » - [ Sourate 7 ~ Al-A'râf (Le Mur d'A'raf) / Verset 205 ]

- J'ai dit : « Même cela demande ton aide ! »

- Tu as dit : «  [...] N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ?  [...]» - [ Sourate 24 ~ An-Nûr (La Lumière) / Verset 22 ]

- J'ai dit : « Bien sûr, je voudrais vraiment que Tu me pardonnes ».

- Tu as dit : { « Et implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est vraiment Miséricordieux et plein d'amour ». } - [ Sourate 11 ~ Hûd / Verset 90 ]

- J'ai dit : « Je suis vraiment dans le péché, que ferais-je avec autant de péché ? »

- Tu as dit : « Ne savent-ils pas que c'est Allah qui accueille le repentir de Ses serviteurs, et qui reçoit les Sadaqât, et qu'Allah est L'Accueillant au repentir et le Miséricordieux. »  - [ Sourate 9 ~ At-Tawba (Le Désaveu ou Le Repentir) / Verset 104 ]

- J'ai dit : « Combien de fois j'ai renoncé à me repentir, j'ai honte de revenir encore ! »

- Tu as dit : { [...] « Allah le Puissant, l'Omniscient. Le Pardonneur des péchés, l'Accueillant au repentir, [...] » } - [ Sourate 40 ~ Ghâfir (Le Pardonneur) / Verset 2-3 ]

- J'ai dit : « J'ai tant de péché, pour lequel demander pardon ? »

- Tu as dit :  « [...] Allah pardonne tous les péchés  [...]» - [ Sourate 39 Az-Zumar (Les Groupes) / Verset 53 ]

- J'ai dit : « Cela veut dire que si je me repens, Tu vas encore me pardonner ? »

- Tu as dit :  « [...] Et qui est-ce qui pardonne les péchés, sinon Allah ?  [...]» - [ Sourate 3 ~ Al 'Imran (La Famille d'Imran) / Verset 135 ]

- J'ai dit : « Comme tu es Bon mon Dieu ! Je ne sais pas pourquoi, mais face à ces mots je bouillonne de l'intérieur, je T'adore mon Dieu ».

- Tu as dit : « [...] car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient. » - [ Sourate 2 ~ Al-Baqarah (La Vache) / Verset 222 ]

- D'un coup, j'ai dit : « Mon Dieu, à part Toi je n'ai personne ».

- Tu as dit : « Allah ne suffit-Il pas à Son esclave [comme soutien] ? » - [ Sourate 39 ~ Az-Zumar (Les Groupes) / Verset 36 ]

- J'ai dit : « Tu es si bon, généreux envers moi, Tu m'aimes tant, que puis-je faire pour Toi ? »

- Tu as dit : { « Ô vous qui croyez ! Évoquez Allah d'une façon abondante. Et, glorifiez -Le à la pointe et au déclin du jour. C'est lui qui prie sur vous ainsi que Ses anges, afin qu'Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière et Il est Miséricordieux envers les croyants. » } - [ Sourate 33 ~ Al-Ahzâb (Les Coalisés) / Verset 41-43 ]

- Je me suis dit : « Ya Allah, je T'adore ».

vendredi 6 septembre 2013

UN ALLER SANS RETOUR






<< Chérie assieds-toi que je te raconte quelque chose que j’aurais dû te dire depuis bien longtemps. Je me rappelle de mon huitième anniversaire comme la pire journée de mon existence et pourtant presque tout était réuni pour faire de ce jour un moment inoubliable. La cour arrière de la maison avait été décorée avec soin par une experte et tous mes camarades étaient présents pour célébrer cette nouvelle année qui s’offrait à moi. Pour l’occasion papa avait fait venir Billy le clown le plus célèbre du pays afin de rendre la fête encore plus mémorable. Des crèmes glacées de tous les parfums, des pizzas aussi savoureuses les unes que les autres, du poulet, du bœuf, des fruits de mer…tous les plats dont le petit garçon que j’étais pouvait rêver étaient au rendez-vous. J’avais également reçu plusieurs cadeaux mais immense fut ma joie de recevoir un présent que j’attendais depuis plusieurs années. Je venais de couper mon gâteau d’anniversaire lorsque la sonnerie du portail retentit. Ahou ma nounou alla ouvrir et revint la mine déconfite en regardant papa. Une belle femme élancée, les cheveux coupés à la garçonne et vêtue d’une mini robe s’avança un paquet cadeau dans les bras.

- Que fais-tu ici Sonia ? cria papa à l’adresse de la visiteuse.

-          Comment ça, qu’est-ce que je fais ici ? N’est-ce pas l’anniversaire de notre fils ?

-          Notre fils ? Voyons depuis quand avons-nous un enfant en commun ?

-          Depuis que j’ai mis au monde ce magnifique gamin que voici.

Du haut de mes huit ans je venais de comprendre que le vœu que je faisais à chaque anniversaire s’était enfin réalisé.

J’en avais marre de rester muet chaque fois que mes amis me demandaient des nouvelles de ma maman. La première fois que j’avais osé demander à papa pourquoi est-ce que ma nounou était la seule femme de la maison il entra dans une colère si grande que cela m’enleva toute envie de retenter l’expérience.

-          Maman ?

J’avais prononcé ce mot sans m’en rendre compte mais surtout sans mesurer l’importance que renfermaient ces deux syllabes.

-          Habib rentres dans ta chambre, la fête est terminée.

-          Mais je veux parler à maman.

-          Je t’ai demander de rentrer dans ta chambre. Ahou s’il vous plait faites rentrer les enfants au salon.

-          Tu ne peux pas m’empêcher de voir mon fils Aziz !

-          Sonia, reprit papa sur un ton plus calme qui se voulait toutefois menaçant. Tu as perdu tes droits sur mon fils le jour où tu as claqué la porte de ma maison. Le jour où faisant fi de toutes mes supplications tu t’es envolée pour les caraïbes avec ton ambassadeur, tu as décidé qu’Habib n’avait plus de mère. Le jour où tu me jugeas trop pauvre pour mériter ta présence à mes cotes tu as décidé par la même occasion de mourir aussi bien pour moi que pour mon fils. A présent retournes d’où tu viens avant que je perde ce qu’il me reste de sang-froid.

Ces paroles restèrent à jamais gravées dans ma mémoire. Pendant longtemps j’en ai voulu à papa de m’avoir éloigné de ma mère. Du haut de mes huit ans je ne comprenais pas qu’il refuse d’accepter à nouveau dans sa vie une femme avec qui il a eu un enfant, et qu’il prétendait avoir aimé. Je me demandais si papa m’en voulait pour une quelconque raison au point de refuser que je reprenne contact avec ma génitrice ou s’il agissait tout simplement par égoïsme. J’étais sûr que même une dizaine d’années ne pouvait effacer un amour qui se voulait vrai, beau et sincère. »

-          Pourquoi me racontes-tu tout ceci mon amour?

-           Pourquoi Tendresse? Eh bien j’ai vu ton passeport récemment et j’ai remarqué le visa pour les Etats Unis. Je sais que ton amour de jeunesse Francis est de retour au pays et qu’il envisage de retourner bientôt chez l’oncle Sam. Je sais que tu l’as vu fréquemment pendant tout son séjour et je tiens juste à te mettre en garde. Une fois que tu partiras ce sera pour de bon. Avec beaucoup de recul et surtout en grandissant et en apprenant moi aussi à aimer, j’ai fini par comprendre l’acte de mon père. Contrairement à lui toutefois, si un jour tu revenais, je ne serai pas aussi tendre. Si un jour tu revenais à l’instar de mon irresponsable de mère, je te tuerai de mes propres mains afin que tu sois aussi morte dans l’esprit de notre fille que dans la réalité. J’éviterai à ma fille de vivre la même douleur que moi à mon huitième anniversaire. Voilà Tendresse la raison pour laquelle je t’ai raconté cette histoire. Bonne nuit chérie et n’oublie pas que ton vol pour Atlanta est prévu pour 22h.



Credit Photo: HSTUDIO'S
Models :        KAFANA KEVIN
                     SARAI D'HOLOGNE



lundi 2 septembre 2013

CA AURAIT PU ETRE TOI...




J’avais envie de regarder des films pour et sur des adolescents et je suis donc allée sur Youtube où j’en ai trouvé plusieurs. Je ne me souviens plus de ce que j’avais entré dans le champ de recherche mais en voyant Emily Osment comme actrice principale je me suis dit que j’aimerais le film intitulé Cyberbully. Je n’en avais pas le résumé et par conséquent je ne savais pas à quoi m’attendre. Je me disais tout de même qu’il s’agissait sans doute d’une histoire d’ados avec une gentille et une méchante et que comme à l’accoutumée la gentille finirait avec le gentil beau gosse du lycée. Grande fut ma surprise de découvrir un film qui parlait des dangers liés aux réseaux sociaux principalement pour les jeunes. En effet il s’agissait de l’histoire d’une fille qui ayant rencontré  « un gentil garçon » sur le net lui confia certains secrets. A la suite de plusieurs incidents malheureux, cette jeune fille vierge se retrouva affublée des caractéristiques d’une véritable catin. Trahie par ses proches et rejetée par tous elle envisagea le suicide…


Je ne vais pas rentrer dans les détails de ce film mais je dois reconnaitre que par moments je n’ai pu empêcher mes larmes de couler. J’ai la larme facile doivent se dire certains mais la vérité est que j’ai pensé à toutes ces fois ou comme cette fille je me suis exposée sur les réseaux sociaux. J’ai certes eu la chance de rencontrer des personnes merveilleuses sur Facebook et twitter mais  j’aurais aussi bien pu me retrouver à la place d'Emily Osment. Combien de fois a-t-on entendu qu’un tel ou une telle s’est fait assassiner par des personnes qu’ils avaient connues par le biais d’internet ?

On pourrait se dire que cela n’arrive qu’aux autres, que nous sommes trop prudents pour tomber dans des pièges aussi sordides mais croyez-le ou non les victimes précédentes pensaient surement comme nous et nous ne sommes pas plus intelligents qu’elles. Loin de vouloir faire peur ou de dénigrer les amitiés conçues sur les réseaux sociaux je voudrais tout simplement attirer l’attention sur ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur.

Quelques astuces pour éviter certains drames seraient :

-          S’assurer que nous avons des amis communs dans la réalité avec ces personnes auxquelles nous parlons fréquemment sur le net ;

-          Ne jamais aller seul à la rencontre d’une personne rencontrée sur un réseau social et surtout exiger que le lieu soit public ;

-          Enfin éviter de divulguer des informations trop personnelles a des inconnus car si on ne peut pas faire confiance à des gens que l’on connait dans la réalité c’est encore pire dans le virtuel.


Internet est certes un outil de communication mais nous devons faire attention à ce que nous communiquons et avec qui nous communiquons car derrière un écran d’ordi il peut se trouver un véritable malade mental. 

samedi 31 août 2013

EN QUETE DE GUERISON

Je suis malade enfin, d’autres ne qualifieraient pas ce dont je souffre de maladie. Pour eux il pourrait s’agir d’un problème psychologique ou encore d’un souci passager mais pour moi c’est bien plus grave et je n’ai toujours pas trouvé le remède.

Je ne suis surement pas la seule à en souffrir, des milliers de personnes dans le monde ont peut être le même mal que moi. J’en ai déjà parlé a des amis et connaissances et à chaque fois j’ai reçu la même réponse “Ne t’inquiète pas ça va passer.”

Dire à quelqu’un qui souffre que son mal est provisoire a sans doute pour objectif de l’apaiser mais dans mon cas cela ne change rien à ma peine. Cela fait bientôt quelques semaines que je n’ai rien à me mettre sous la dent ou plutôt sous les doigts. Des jours et des nuits que je n’arrive pas à noircir ma feuille blanche.

En cette journée mondiale des blogueurs je veux partager ma souffrance avec vous en espérant que quelque part dans le monde un lecteur aura trouvé la solution à mon problème. Dans tous les cas j’espère que pour tous ceux qui connaissent cette période de page blanche on en ressortira à chaque fois plus inspiré.




HAPPY BLOGDAY les copains !!!

mercredi 21 août 2013

LES GRIOTS DES TEMPS MODERNES

« Romy 8500 euros ehh empereur l’argentier toujours très très fort c’est toi le meilleur de ta génération. Tantie tantie Rachou la malienne, aussi belle que puissante ah ma tantie voilà ton bon petit. Ah ca va tuer ce soir, les vrais boutiquiers, eehi boucantiers sont dans la place… »

Non vous ne rêvez pas; cela pourrait bien être les paroles d’une chanson qui serait même très appréciée par les ivoiriens. Les Dj, les artistes du coupé décalé ou encore selon moi les griots des temps modernes ne savent plus que crier chanter. Quand ils ne nous déversent pas un flot de paroles incompréhensibles, ils font l’attalaku interminable des boucantiers d’Abidjan qui se sont affublés de sobriquets tous aussi déroutants les uns que les autres.

Comment peut-on écouter une chanson de 5 min dans laquelle le griot , l’artiste ne fait que citer le nom de ses bailleurs de fonds ? Encore si comme chez les vrais griots ils nous relataient des exploits censés de ces guerriers de la nuit, j'aurais pu comprendre le sens de tout ceci. Dans tous les cas ce genre de chanson est très prisé de nos jours dans les boîtes de nuit et maquis, et d’ailleurs même certains clips vidéos de ces litanies de boucantiers passent à la télévision nationale. J'ai remarqué à plusieurs occasions que bon nombre de personnes en connaissent même les paroles par cœur.

Ce serait faire preuve de mauvaise foi de ne pas reconnaître que l’on a au moins une fois dansé sur l’une de ces chansons. Je l’avoue, quand il faut dégammer, s’amuser, danser, le coupé décalé est aujourd’hui notre première source de divertissement. Toutefois doit on continuer à aimer et propager ce  genre de musique sans chercher à l’améliorer? Ne peut-on pas l’utiliser pour sensibiliser la jeunesse sur des sujets plus importants ? C’est la musique de chez nous me diront certains mais le zouglou est aussi un genre musical bien de chez nous néanmoins cela n’empêche pas les artistes de ce genre d’éduquer la jeunesse.

Cela est bien beau de parler des riches (dont on ne connait pas la provenance des biens), de chanter que seul le travail paie, ou encore de divertir le public mais ce serait tellement plus utile si tout cela pouvait s’accompagner de certains conseils utiles pour la jeunesse africaine. Le coupé décalé serait encore plus beau si l'on ne l'assimilait pas à l'abus de l’alcool (le zouglou n'y est pas étranger non plus), à des modes vestimentaires ridicules ou encore à un gaspillage de sous qui pourrait bien servir à développer des activités saines pour la jeunesse.

Le but de cet article n’est pas de créer un débat sur lequel des deux genres (le coupé décalé et le zouglou) est le meilleur. J’espère juste que les choses changent et que le coupé décalé ne fasse pas la fierté d’un seul groupe de gens, ne soit pas prisé par une seule tranche d’âge mais soit plutôt la musique ivoirienne que l’on serait, que je serais fière de défendre partout tant pour ses rythmes endiablés que pour ses paroles et concepts censés.


*Atalaku : Louanges intéressées de personnes par un artiste chanteur.

*Boucantiers: Personnes aimant afficher leur "aisance matérielle" au public en déversant des billets de banque sur un artiste ou dans la foule. 

*Dégammer : s'amuser

*Zouglou: Genre musical ivoirien inspiré des réalités sociales diverses vécues par la jeunesse ivoirienne et portant tantôt des messages humoristiques, tantôt des messages politiques, ou bien plus souvent délivrant des conseils sur la vie. 

lundi 8 juillet 2013

RAMADAN MUBARAK !



C’est officiel, le Ramadan a débuté aujourd’hui et j’espère que pour tous la journée s’est bien déroulée. Pour ceux qui l’ignorent, le Ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam. Il s’agit d’un mois pendant lequel l’on s’abstient de manger et de boire (de l’aube au coucher de soleil) mais surtout un mois censé nous rapprocher de notre créateur.

Je vous propose quelques rappels que j’ai eu plaisir à lire sur twitter tout en y apportant de légers ajouts. Pour ce mois de Ramadan qui débute, les musulmans sont appelés à changer de comportement. On aimerait pouvoir être irréprochables tout le long de notre vie mais l’homme étant ce qu’il est, essayons au moins d’être en communion avec Allah pendant 30 jours.

1- Purifier son intention. Il est important de se rappeler constamment la raison du jeûne : on jeûne pour rechercher la satisfaction de Dieu.

2- Ne pas oublier de faire des duas pendant la journée et particulièrement avant de rompre son jeûne: Ramadan est le mois des invocations.

3- Apprendre à gérer son temps. Un des buts de la privation de nourriture est de libérer le temps que l’on passe à manger. Cependant il faut se demander ce que nous faisons de ce temps libre : surement la télé, les films, l’internet, la musique, les balades…pour faire passer le temps. A toi de voir si ton Ramadan ne se fait pas que dans les apparences car il s’agit en réalité de se détacher de certaines activités qui ne nous apporterons pas grand-chose dans notre quête de foi. Si ton jeûne ne te fait pas changer de comportement alors tu as raté le but fixé. Il faut donc se libérer de certaines dépendances.

4- Lire le Coran et l’étudier. N’oublie jamais que le mois de Ramadan est d’abord le mois de la descente du Noble Livre de l’islam. Il faut se rapprocher de ce livre si l’on veut se rapprocher d’Allah. Même si tu ne comprends pas l’arabe ou même si tu ne sais pas le lire, il faut écouter la lecture du Coran en arabe pour la beauté de sa récitation et lire le sens en français ou en arabe pour en comprendre l’interprétation.

5- Faire des veillées spirituelles. Le mois de Ramadan doit nous permettre d’adorer Allah...surtout la nuit.

6- Maîtriser sa colère et/ou sa paresse. Jeûner ne se limite pas à se priver de nourriture et de boissons mais tous nos sens doivent nous accompagner.

7- Tenir sa langue. Tout(e) musulman(e) doit faire attention à ce qui sort de sa bouche lorsqu’il/elle est en jeûne car il y a des choses qui ne sont pas bonnes à dire pendant le Ramadan.

8- Faire preuve de patience et d’effort pour les prières de Tarâwih. Elles sont une miséricorde, elles participent dans l’effort d’endurance.

9- Manger ce qu’il faut, ni trop beaucoup, ni trop peu. Malheureusement le Ramadan donne l’occasion à certaines familles d’organiser de véritables festins à la coupure, comme si l’on voulait se venger pour la nourriture dont on s’était privé pendant la journée. Sache qu’il est préférable de manger peu car récupérer tous les repas de la journée le soir n’est pas le but du Ramadan.

10- Penser aux plus démunis. Le mois de Ramadan au-delà des privations est aussi un mois de partage alors pensons à donner à ces personnes pour qui tous les jours sont des jours de jeûne forcé.

J’espère que ces rappels serviront à quelque chose. Ils ne sont certes pas faciles à appliquer mais avec le soutien d’Allah on arrivera In Shaa Allah à quelque chose. Je souhaite à tous un excellent Ramadan et que Dieu agrée nos prières et notre jeûne. Amine.