jeudi 15 janvier 2015

Les Conseils d'Aleph


Pour mon premier article de 2015 j’aurais voulu écrire quelque chose de spécial. À la base je voulais traduire cet article mais j’avoue que ce n’est pas toujours évident de passer de l’anglais au français. Lorsque je suis inspirée à écrire dans une langue, je peine très souvent pour retranscrire les mêmes idées, sentiments dans l’autre. Mais je vais essayer et ça commence aujourd’hui avec cet autre article que j’ai écrit sur Ayelive.

Je vais donc vous parler de ce que j’ai retenu lorsque j’ai lu Aleph de Paulo Coelho. Comme je le disais à une amie, notre appréciation d’un livre est souvent influencée par ce que nous traversons dans notre vie lorsque nous le lisons. En effet, ce que nous avons vécus ou ce par quoi nous passons peut affecter la façon dont nous lisons, aimons et comprenons un livre. C’est le constat que j’ai effectué lorsque j’ai relu Aleph de Paulo Coelho. La première fois, ce roman m’a très vite ennuyé et est alors retourné rejoindre la pile des livres non-lus sur mon étagère. Bien que je ne le classe toujours pas parmi mes livres préférés, la deuxième tentative a été la bonne et m’a permise de retenir de grandes leçons que je voudrais partager avec vous.

1-     Nous sommes ce que nous désirons être.

Pour moi, la meilleure illustration de cette première leçon est la relation parent-enfant. Certains enfants sont prêts à reporter ou même abandonner leurs rêves au profit de la carrière professionnelle que leurs parents souhaitent pour eux. Finalement, bon nombre de personnes finissent par faire un travail qu’ils détestent et qui les rend malheureux. Ils passent alors leur temps à se plaindre du choix que leurs parents les auraient « forcés » à faire.  Paulo Coelho dit que « Nous ne sommes pas ce que les gens désirent que nous soyons. Nous sommes ce que nous désirons d’être. Culpabiliser les autres c’est toujours facile. Vous pouvez passer votre vie à rendre le monde coupable mais vos succès ou vos échecs sont de votre entière responsabilité. »

2-     Prenez des risques et faites ce que vous désirez

Il y aura toujours des gens pour médire de vous peu importe ce que vous faites. Même les grands messagers tels que Muhammad, Jésus et Moise (paix et bénédiction d’Allah sur eux) n’ont pas fait l’unanimité alors c’est évident que nous ne pouvons en aucun cas plaire à tout le monde. Étant des êtres humains, nous serons amenés à échouer dans certaines entreprises. Toutefois, il est important pour tous, d’appliquer ce conseil de Coelho. « Ne vous laissez pas intimider par l’opinion des autres, seule la médiocrité est infaillible, alors prenez des risques et faites ce que vous désirez. Cherchez des personnes qui n’ont pas peur de se tromper et, par conséquent, commettent des erreurs. C’est pourquoi leur travail n’est pas toujours reconnu. Mais ce sont des gens de ce genre qui transforment le monde et, après beaucoup d’erreurs, parviennent à réussir quelque chose qui fera toute la différence dans leur communauté. »

3-     Visitez votre âme, au lieu de visiter votre passé

Nous avons parfois cette mauvaise habitude de nous focaliser sur ce que nous aurions pu ou  faire pour changer notre présent. Nous oublions or, devons savoir que le passé est passé et nous ne pouvons aucunement changer ce qui est arrivé. En fait c’est ce que je dis souvent lorsque je vois des amis se morfondre pour des mauvaises notes. Le plus important pour chacun d’entre nous doit être ce que nous pouvons faire aujourd’hui pour changer notre situation. L’auteur dit que «Il faut un grand effort pour se libérer de la mémoire mais quand vous y parvenez, vous commencez à découvrir que vous êtes plus capables que vous ne le pensez. Visitez votre âme, au lieu de visiter votre passé. »

4-     Vivre c’est faire des expériences

Dans Aleph - qui est définit par un point où l’univers tout entier est contenu -, le narrateur a passé de nombreuses années à observer et essayer de comprendre son environnement; à apprendre des théories sur la vie et la spiritualité. À un moment de sa vie, il s’est senti frustré, engagé dans une routine qui ne le menait nulle part. Alors que le doute commençait à s’installer quant  à la voie qu’il suivait, son maitre J. l’a convaincu d’expérimenter quelque chose de nouveau. Aleph relate le voyage de Paulo Coelho pour se redécouvrir. Ce voyage l’a conduit à parcourir 9288 kilomètres à bord du Transsibérien et par la même occasion à en apprendre plus sur lui-même et les autres. Tout comme moi la première fois que j’ai lu ce livre, certaines personnes le trouveront surement ennuyeux ou difficile à lire au début. Mais s’il n’y a qu’une seule chose que nous devions retenir d'Aleph, ce serait que « Vivre c’est expérimenter et non penser au sens de la vie. »