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dimanche 30 novembre 2014

Tant que le coeur bat...


Les histoires de sorcellerie sont courantes dans certaines régions de l’Afrique. Je me souviens encore de quelques anecdotes que ma tante me racontait au sujet d’enfants sorciers démasqués par une voyante nommée Massandjé. Ces histoires m’ont toujours semblé vraies car l’Afrique est réputée pour ses mystères. Toutefois, il arrive parfois que la vie de quelqu’un soit gâchée par des révélations mensongères de pseudo prophètes ou autres mystiques.

J’ai toujours plaisir à partager des histoires d’espoir, des exemples vivants de réussite qui nous prouvent que la vie est pleine de rebondissements. L’on peut naitre dans une famille aisée et se retrouver du jour au lendemain à la rue sans rien n’y personne. Tout comme l’on peut passer de la rue aux tapis rouges des Oscars.

J’ai récemment découvert l’histoire de Rachel Mwanza à travers son passage à TEDxParis. Traitée de sorcière et accusée d’être la responsable de tous les maux de sa famille, Rachel a dû survivre dans la rue. Sa vie témoigne des dégâts que peuvent causer le manque d’éducation, les superstitions africaines, mais surtout la pauvreté. Toutefois, le but de Rachel n’est pas de susciter la pitié des uns et des autres. Bien au contraire, elle est porteuse d’une histoire, d’un message qui interpelle chacun de nous : TANT QUE LE CŒUR BAT TOUT EST POSSIBLE et un conte de sorcière peut un jour devenir un conte de fée.

Nul besoin de vous conter son histoire quand elle-même le fait si bien…


jeudi 25 septembre 2014

LES MATHS DE MONSIEUR KOFFI : MERCI PROF

Son visage s’impose immédiatement à mon esprit lorsque j’entends le mot meilleur suivi de professeur. Je suis certaine que la majorité de ceux qui ont eu la chance d’être ses élèves pense comme moi.  Élève débrouillarde en mathématiques, l’homme m’a fait aimer cette matière (du moins pendant une année). Je profite du contexte du concours « Merci Prof » organisé par MTN Côte d’Ivoire fondation pour parler de cet enseignant fabuleux.

Mon arrivée au Lycée Classique d’Abidjan a changé ma vision des maths. Désormais je voyais à la place des chiffres et des figures géométriques des éléments de tortures ayant pour seul but de me faire échouer. Enfin, sans vouloir attiger, je n’appréciais plus beaucoup les mathématiques au lycée. J’ai pourtant réussi à décrocher le bac avec un 19 en maths (ah laissez-moi le dire) dont tout le mérite revient indubitablement à monsieur Koffi Mathurin.



Je le revois encore dans notre salle de classe de terminale TD21. Une tablette numérique à la main (c’est un prof 2.0) et le sourire aux lèvres, il nous racontait les exploits de ses anciens élèves et nous incitait à faire encore mieux. Il ne félicitait jamais personne pour rabaisser les autres mais toujours pour éveiller ce désir de se surpasser. Avec lui les mathématiques devenaient une vraie partie de plaisir. Cela se voyait qu’il aimait son travail et ses élèves.

Toujours gai, il avait cette phrase aux lèvres « Ne marchez jamais seul hein ! ». Il nous recommandait en plus de bosser dur, d’avoir Dieu comme compagnon quotidien. J’ignore si mes mots pourront exprimer toute la gratitude que j’ai envers celui qui m’appelait « la dernière flèche ». Monsieur Mathurin comme tout être humain avait sans doute ses propres soucis, mais il les laissait à l’entrée du lycée. Toujours disponible pour ses élèves, personne n’est peu intelligent à ses yeux. Il m’a appris que nous pouvons tout accomplir avec le soutien de Dieu et des efforts de notre part.

À peine si nous ne nous bagarrions pas pour transporter la lourde sacoche qu’il portait de tout temps sur son épaule. Pour nous, chaque instant passé avec lui valait de l’or. Il est sans doute le seul professeur que nous aurions bien aimé ramener à la maison après une dure journée passée a l’école. Et non je n’exagère en rien mes propos. Si vous vous rendez sur son compte Facebook, vous pourrez voir les témoignages d’affection de certains élèves. Monsieur Koffi Maths n’est pas juste un professeur, il a été et est toujours un mentor, un père pour chaque élève qui a le privilège de le rencontrer. Et quand bien même vous ne seriez pas de sa classe, c’est avec le sourire qu’il vous prêtera une oreille attentive.


vendredi 9 mai 2014

JOHN ROBERT LEWIS...AN AMERICAN HERO




Il est le seul encore vivant parmi ceux que l’on appelait The Big Six (avec Martin Luther King, James Farmer, A. Philip Randolph, Roy Wilkins, Whitney Young). Son nom est surement inconnu par la plupart des personnes qui liront cet article. Pourquoi ? Parce que quand nous parlons de révolutionnaires, de lutte contre la ségrégation, nous nous arrêtons à certains personnages de l’histoire…

J’ai eu la chance de rencontrer John Robert Lewis le 7 Mai 2014 dans son bureau de Washington. J’avoue qu’avant mon voyage, je n’avais jamais entendu parler de lui ou alors je ne m’en souvenais pas. C’est à travers un film sur sa vie (voir la vidéo) que j’ai découvert l’homme. Comme Billy Billy dirait « De la ferme à la chambre des représentants, hum Lewis a réussi !»

Plus sérieusement, la vie de Lewis montre que le résultat final en valait la peine. Lorsque nous croyons en quelque chose, nous avons le droit mais surtout le devoir de nous battre afin de défendre nos valeurs et idéologies. Il le dit lui-même : «My parents said, don’t get into troubles; but, I got into troubles and it was good troubles, necessary troubles. »

C’est un homme plein de vigueur qui nous a reçus dans son bureau cet après-midi. Franchement au début, je me demandais s’il allait rester debout durant tout l’entretien. Et pourtant, l’homme qui a été emprisonné 40 fois dans les années 60 et encore 5 fois récemment a toujours de l’énergie à revendre.

Né le 21 Février 1940, John Robert Lewis a grandi dans une ferme dans l’État de l’Alabama. Élevé avec ses neuf frères et sœurs selon les préceptes chrétiens, rien ne prédestinait cet homme à être aujourd’hui le représentant du 5e district congressionnel de Géorgie à la Chambre des représentants des États Unis.

Inspiré par des pacifistes comme Rosa Parks et Martin Luther King, John Lewis s’est engagé dans la lutte contre la ségrégation raciale alors qu’il était encore étudiant. Il fut chairman du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC) l’une des principales organisations du mouvement afro-américain des droits civiques dans les années 60. Il a rédigé un discours en réaction au Civil Right Bill de 1963 qui ne protégeait pas les afro-américains des brutalités de la police et ne leur octroyait pas le droit de vote.



Petite anecdote : Pendant la marche de Selma, il portait un sac à dos comme le montre la photo. Il nous raconte qu’il avait dans ce sac deux livres car il pensait qu’il serait encore arrêté et voulait quelque chose à lire en prison. Une pomme et une orange car il voulait avoir quelque chose à manger. Et enfin une brosse à dent et une pâte dentifrice au cas où il irait en prison car il aurait aimé se brosser les dents…lol!


Dans un pays où les noirs et les blancs ne pouvaient emprunter le même taxi. Dans un pays où les noirs et les blancs n’utilisaient pas les mêmes lavabos dans les endroits publics. Dans un pays où réclamer ses droits était passible d’emprisonnement et de bastonnades…

Des hommes se sont levés et ont œuvré pour que les générations futures n’aient pas à subir ces inégalités sociales. Ce n’était indubitablement pas facile. Mais malgré les coups et les arrestations, «They never gave up, they kept eyes on the prize.»


John Lewis est l’un des pionniers de la lutte contre la ségrégation raciale aux États Unis. Il montre que l’espoir n’est jamais perdu. Que nos efforts seront toujours récompensés. Et enfin qu’avec le courage et malgré toutes les difficultés qui pourraient émerger de nos combats, We Shall Overcome. 

Photo prise par Nadege Cakpo

Plus d'informations sur le personnage.

mardi 19 novembre 2013

THE TEACHER SAYS IT'S UNREALISTIC


C’est l’histoire d’un petit garçon dans les années 60 à qui la maitresse avait donné un exercice à rendre sur ce qu’il voudrait avoir ou être dans le futur. « I want to be on TV » telle était la seule phrase que Steve rendit à la maitresse. L’enseignante informa la mère de Steve qui à son tour après avoir grondé son fils rendit compte à son époux. Le père demanda à son épouse à quel niveau se trouvait le problème. « The teacher says it’s unrealistic» répondit-elle. « How the hell does she know that? » renchérit monsieur Harvey.

Désolé pour ces parties en anglais, j’aimais juste le dialogue dans sa version originale. Pour revenir au sujet d’aujourd’hui, c’est l’histoire d’un personnage fascinant, auteur, acteur, animateur de radio, producteur exécutif…Steve Harvey a plus d’une corde à son arc. L’auteur de Act Like a Lady, Think Like a Man était présent dans les locaux de notre université pour nous raconter son histoire d’amour avec le succès. Il a énuméré certains points qui je pense pourrait aider toute personne ayant des rêves.

1)      God gave me what I have.

Un homme qui possède la gloire, la richesse, la renommée, des choses pour lesquelles certaines personnes seraient prêtes à tuer de nos jours mais qui plutôt que de s’enorgueillir reconnait le rôle de Dieu dans sa vie. Dieu est celui qui l’a gratifié de son don de « beau parleur », de son humour, de son talent d’acteur, de tout ce qui fait de lui ce qu’il est. Bien qu’arrivé au sommet, il continue de lui rendre gloire car il se sait créature du créateur.

2)      Successful people know the secret of how to condition your mind…How do you handle when you fail? If you want to accomplish something, prepare yourself, get into your mind that it’s gonna be difficult

A l’école nous apprenons à « lire et à écrire », nous sommes en quête de diplômes. Toutefois l’école ne nous enseigne en aucun cas comment faire face à la vie réelle. Nous n’y apprenons que des théories alors que la route du succès nécessite la pratique, beaucoup de pratique. Le chemin qui mène au succès, à la réalisation de nos rêves est parsemé d’embuches et il va falloir à un moment ou à un autre que nous trébuchions. Toutefois la chute ne fait pas de nous des perdants bien au contraire, il s’agit d’un test pour savoir si nous avons l’âme de gagnants. Les vainqueurs ne baissent pas les bras et malheureusement l’école ne nous apprendra pas à nous relever. Il faut que nous fassions un travail personnel afin de conditionner nos esprits.

3)      If you quit you will never see the end.

Dans le 2e point, il s’agissait de préparer son esprit à des moments sombres, des périodes de doute car pour vaincre il faut d’abord lutter. Combien de fois certaines personnes ont-elles abandonné en cours de route ? On pleure pour de mauvaises notes en classe, on pleure parce que l’on pense s’éloigner de nos objectifs. Il est bon de pleurer si cela peut nous aider à nous libérer. Pleurons si le cœur nous en dit, mais n’abandonnons pas, car le meilleur moyen de s’avouer vaincu est d’abandonner ses ambitions.

4)      Your dream is the most important...Dream big

Comme je l’avais dit au début l’enseignante comme si elle possédait une baguette magique lui permettant de décider de l’avenir avait déclaré irréaliste le rêve de Steve. Tout comme Steve, nous rencontrerons dans notre vie des personnes, des évènements qui nous laisseront penser que nos rêves sont hors d’atteintes mais Steve Harvey à travers son experience nous dit que le plus important n’est pas ce que disent les autres. Le plus important est ce dont nous rêvons et nous avons pleinement le droit de rêver de manière grandiose.


5)      It isn’t what you are, it’s what you think…Change your transmitting frequency

L’auteur prend un exemple banal pour nous parler du pouvoir de nos pensées. Une femme qui se met en tête que tous les hommes sont mauvais ne rencontrera sur son chemin que de mauvaises graines. Je dirai même qu’elle pourrait en rencontrer de bonnes mais n’aura pas assez de discernement pour les reconnaitre. Lorsque nous voulons quelque chose, conditionnons nos pensées afin d’obtenir l’objet de nos désirs. Penser négativement ne nous apportera rien de positif. Nous ne sommes pas nés pour souffrir, notre créateur a en sa possession le menu de notre vie et c’est à nous de lui demander ce que nous voulons afin de voir les choses changer, afin d’obtenir les meilleurs plats.

6)      The Key to success is faith

Steve termine son speech en nous invitant à croire, à nourrir notre foi. La clé du succès repose sur cette foi que chacun de nous place en son créateur, peu importe qui il considère comme étant l’être suprême. Il partage enfin avec nous cette phrase qu’il a retenu de sa mère:

« Don’t forget to pray, don’t be ashamed to pray, don’t be too proud to pray because prayers change things. »















jeudi 24 octobre 2013

UNE FEMME D'EXCEPTION


Rosa Parks et Martin Luther King, 1955

J’ai un rêve, celui de devenir une femme d’exception. Une bonne épouse oui, une mère de famille modèle bien entendu mais aussi une femme avec des valeurs à défendre et dont l’histoire se souviendra comme une combattante. J’aimerais être comme cette couturière qui, huit ans après son départ demeure un modèle de bravoure dans beaucoup d’esprits.

Rosa Louise McCauley Parks naquit le 04 février 1913 à Tuskegee une ville de l’Alabama. A 42 ans, couturière et par moment aide-soignante, elle faisait partie des Noirs qui refusaient de se considérer inferieurs aux hommes Blancs. Elle était engagée dans la lutte des droits civiques notamment en étant membre de l’ « American Civil Right Movement » et secrétaire de section de la NAACP (National Association for the Avancement of Colored People).

Bien que son dévouement pour l’abolition de la ségrégation n’était pas secret de polichinelle, Rosa n’avait en aucun cas prévu ce qui arriva ce 1er decembre 1955. Alors qu’elle rentrait chez elle après une journée de travail, elle se vit demander par le chauffeur de bus de céder sa place à un homme blanc. Quand j’y repense, on a l’impression que la galanterie était conçue autrement à cette époque  et que ce n’était pas aux hommes de céder leurs sièges aux femmes mais plutôt aux Noirs de le faire au profit des Blancs. Cependant ce jour la Rosa était fatiguée. Non pas extenuée par son travail ou par toute autre chose mais fatiguée de céder. Fatiguée de subir la loi de l’homme Blanc, fatiguée d’être traitée comme un sous homme, fatiguée de se lever dans un bus au profit d’un homme de race soit disant supérieure. Face à son refus d’obtempérer, Rosa se vit mise aux arrêts et condamnée à payer une amende de 15 dollars. Elle fit appel au jugement et fut soutenue par Ralph Albermathy et Martin Luther King alors inconnu à l’époque. Tous deux  lancèrent une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus qui dura 381 jours. Le 13 novembre 1956 la Cour Suprême déclara anticonstitutionnelles, les lois ségrégationnistes dans les bus.

Pour l’autre petite histoire en 1943 le chauffeur de bus James Blake avait auparavant forcé Rosa à rentrer chez elle à pied et sous la pluie après un incident survenu dans le bus. Le destin aura voulu que ce soit ce même chauffeur de bus qui rencontra Rosa Parks ce 1er décembre et subit « l’affront » de son refus. Ce n’était pas la première fois qu’une personne de couleur refuse de siéger sa place à une personne blanche mais ce fut la première fois que cela créa une aussi grande révolte sans doute parce que Rosa était déjà un modèle de vie dans la société.

Aujourd’hui la ségrégation n’existe plus ou plutôt de manière officielle, on considère que le racisme ne fait plus partie de la vie des habitants des Etats Unis. Qui oserait dire le contraire lorsque le président actuel de la république est lui-même un homme de couleur ? Il n’en était pas de même lorsque l’on remonte le temps et beaucoup de sacrifices ont dû être consentis pour qu’aujourd’hui les Afro-américains en arrivent là où ils sont. On n’oublie pas ces grands hommes qui ont lutté pour la cause des Noirs et on oublie encore moins cette femme d’exception qui s’en est allée le 24 Octobre 2005 en nous laissant un merveilleux cadeau. Celui de s’asseoir dans le bus à la place que nous désirons; un petit geste pour Rosa Parks une grande avancée dans la lutte des droits civiques.

J’ai voulu rendre un bref hommage à cette femme de qualité mais vous pouvez en apprendre plus sur sa vie grâce à ces sites.



mercredi 9 octobre 2013

MATINEE AVEC LE DALAI LAMA



J'ai passé une superbe journée hier et je tenais à la partager avec vous. Tout d’abord j’ai honte de le dire mais jusqu’à très récemment j’ignorais qui était le Dalai Lama; fort heureusement toutefois je suis aujourd’hui moins ignorante grâce à sa visite à Emory University.

A la question de savoir s’il connaissait le Dalai Lama, l’un de mes amis me répondit : « Bien sur tout le monde le connait ». Sur le coup j’ai senti mon taux d’ignorance augmenter et pourtant je n’étais pas la seule à ne pas connaitre le plus grand personnage religieux et politique du Tibet. Pour ceux qui ne le savent pas, le Dalai Lama Tenzi Gyasto est l’une des personnes les plus connues au monde pour son engagement au service de la paix et de l’éthique universelle. Il est le leader spirituel du Tibet et le prix Nobel de la paix de 1989. Il se décrit lui-même comme un simple moine bouddhiste (Extrait d’une brochure distribuée à l’occasion).

Mardi 08 Octobre 2013, le XIV Dalai Lama est invité à entretenir des milliers de personnes sur les valeurs humaines fondamentales et sa vision de l’éthique laïque de l’éducation. Un email avait été envoyé afin que les étudiants de mon université désireux de participer à l’évènement puissent s’inscrire sur la liste ouverte à cet effet. N’eut été l’insistance de deux de mes amis, j’aurais raté cette belle opportunité, car oui la rencontre fut riche. Certains points ont particulièrement retenu mon attention.




1-      Change must start from individuals.

Selon le Dalai Lama ou sa sainteté le Dalai Lama comme on le nommait à chaque fois, l’humanité est formée de plusieurs individus à part entière aussi,  si l’on veut voir les choses changer, évoluer, on devrait commencer soi-même par modifier son comportement.

2-      “It is not sufficient to complain when heard Syria’s problems, Iraq problems or Africa’s problems (…) I believe actions are more important than faith, than prayer”

En entendant cette partie j’ai directement pensé à un article découvert grâce à Facebook et qui dénonçait les viols perpétrés en RDC sous le couvert de la guerre. C’est bien beau de s’indigner, d’insulter tous les responsables des guerres et autres actes répréhensibles mais que faisons-nous ? On prie cela est vrai, on a foi en Dieu mais peut être qu’au-delà de la prière et de la foi on pourrait chercher à agir, poser des actes directs en vue de stopper sinon de freiner ce vent de destruction autour de nous et ailleurs.

3-      I think this century can be compassionate.

La compassion était le mot qui revenait le plus souvent au cours de cette conférence. Le Dalai Lama nous invite à avoir de la compassion pas seulement pour la misère et la souffrance que l’on voit de nos propres yeux mais aussi pour celle endurée au-delà de nos frontières.

4-      A hero is someone which under difficult circumstances will not develop anger, hatred.

Prenant l’exemple d’un jeune homme qui à l’âge de 10 ans s’est retrouvé aveugle par la faute d’un militaire Britannique, le Dalai Lama nous parle d’amour, de pardon, de l’exclusion de la haine et de la colère. Ce jeune homme devenu un père de famille a appris à vivre sans en vouloir à ce militaire, allant même jusqu’à devenir plus tard son ami. Un bel exemple qui devrait à tous nous servir de modèle.

5-      The real faith is the practice of love.

Le judaïsme, le christianisme et l’islam, ces religions bien que divergeant sur certains points, cultivent toutes l’amour du prochain. La religion en elle-même est la pratique de l’amour car cela ne sert à rien de se proclamer croyant lorsque l’on vit avec la haine et la jalousie.

Je pourrais ecrire encore longtemps sur ce que cette journée m’a apporté mais je vais m’en tenir à ces quelques aspects tout en faisant remarquer que personne ne fait l’unanimité. En allant et revenant du Gwinnett Center, lieu de la conférence on pouvait apercevoir un groupe de personnes offrant des brochures et un livre visant à révéler la « vraie face du Dalai Lama », il aurait un discours pacifique quand il agirait comme Hitler.


Chacun son opinion mais de cet homme aujourd’hui j’ai retenu un artisan de la paix ayant par ailleurs le sens de l'humour.




vendredi 26 avril 2013

CINQ HOMMES, UN LOGICIEL


J’ai décidé d’écrire chaque semaine sur des personnes dont la vie ou les actions ont une place importante dans l’histoire du monde ou dans la mienne tout simplement. 


Lorsqu’on dit Mark Zuckerberg, presque tout le monde sait qu’il s’agit du fondateur de Facebook. Lorsqu’on parle de feu Steve Jobs on pense immédiatement à la pomme fruit préféré de bon nombre d’accros aux TICS. Lorsqu’on dit Bill Gates, au-delà des millions on pense au concepteur de Microsoft. Pourtant si je vous parle de Niklas Zennström et Janus Friis ou encore Ahti Heinla, Priit Kasesalu et Jaan Tallin personne ou presque personne ne saurait me dire de qui il s’agit.

Ce soir j’ai envie de vous parler de ces cinq hommes qui nous ont rendu un grand service bien que presque personne ne semble s'en rendre compte. Combien de fois avons-nous eu envie de voir notre famille, nos amis alors que nous nous trouvions à des kilomètres ? Combien de fois nous sommes nous rués sur nos ordinateurs afin de parler à ces personnes qui nous sont chères mais qui pour raisons diverses vivent loin de nous ?

 Depuis un moment je me demandais qui a donc créé ce logiciel qui nous permet de voyager assis devant un simple écran d’ordinateur ? A qui devons nous ce magnifique logiciel qui nous aide à moins ressentir l’absence de nos proches ?

Toi oui toi qui te trouves derrière ton ordinateur. N’es-tu pas content lorsque tes parents t’appellent et que toute ta famille te chante joyeux anniversaire alors que vous êtes séparés par des étendues d’eau salée ? Toi ma copine qui me lit, la dernière fois ton sourire ne t’offrait-il pas un chignon gratuit quand tu conversais avec ton Jules grâce à Skype ? 

Pourtant tu ne savais même pas que Skype avait été fondé par Niklas Zennström et Janus Friis et développé par Ahti Heinla, Priit Kasesalu et Jaan Tallinn. Moi je ne fais que te donner les noms mais voilà tout ce que j’ai pu trouver sur ces hommes pour qui nous devons avoir une pensée chaque fois que nous utilisons skype.  




mercredi 17 avril 2013

Une Vie, Un Modèle, Jésus et Issa


J’ai décidé d’écrire chaque semaine sur une personne dont la vie ou les actions ont une place importante dans l’histoire du monde ou de la mienne tout simplement. 

Pour commencer j’ai choisi de vous parler de Jésus (paix et bénédiction sur lui) dans la Bible et Issa (paix et bénédiction sur lui) dans le Coran. Il y a bien sûr plusieurs histoires sur Jésus (pbs) mais je ne veux parler que de ce  dont les livres saints peuvent attester de la véracité et qui résument un peu les croyances islamiques et chrétiennes sur sa vie.  Je préfère ne pas citer des Hadiths ou des textes qui ne font pas partis de la bible car il est difficile de savoir lequel est vrai et lequel est inventé alors je me contenterai de vous donner des informations dont les références sont faciles à vérifier.

Jésus (pbs) a son histoire en islam et dans le christianisme. Les deux histoires diffèrent en certains points mais ont un grand nombre de similitudes que j’aimerais partager avec vous. Je précise avant tout que je n’ai pas la science nécessaire pour prétendre détenir une vérité absolue aussi toute rectification serait la bienvenue.

Les divergences entre les deux religions au sujet de la vie de Jésus (pbs) se situent principalement sur son caractère divin. En Islam, Jésus (pbs) est le messie (Coran 3 : 45) mais pas le fils de Dieu. Il est un prophète tout comme Noé (pbs) , Abraham (pbs), Muhammad  (pbs) et d’autres encore l’étaient. (Coran 4 : 171). Enfin pour ce que je sais, Jésus (pbs) selon le Coran n’a pas été crucifié mais plutôt élevé directement vers Allah (Coran 4 : 157-158).

Dans la religion chrétienne, Jésus (pbs) est considéré comme le fils de Dieu (Marc 1: verset 1). Dans le catholicisme on parle de la sainte Trinité mais je ne vais pas m’attarder sur ce sujet au risque d’aller vers certains débats que je ne maîtrise pas. Selon la Bible, Jésus (pbs) a été crucifié (Luc23 : 32-33), puis est ressuscité le 3e jour (Luc24: verset 7) avant d’être élevé plus tard au ciel (Luc24 verset 51).

Certaines personnes volontairement ou non semblent oublier qu’il y a des similitudes dans le Coran et la Bible. Tout d’abord le Coran tout comme la Bible soutient que Jésus (pbs) est né d’une mère vierge qu’on appelle Maryam (Coran 19 : 16-22) chez les musulmans et Marie chez les chrétiens (Luc 1 : 26-38). Les deux livres évoquent le fait que Jésus (pbs) réalisait des miracles au nom du Dieu suprême. Ils soutiennent également que Jésus (pbs) était un homme pur, parfait (Coran 19: 19 et Hébreux 4: 15).  On admet dans les deux religions qu’on ne pourrait trouver les ossements de Jésus (pbs) dans un quelconque tombeau car il a été élevé au ciel. Enfin, l’islam et le christianisme s’accordent aussi sur le fait que Jésus (pbs) était le messie.

Au-delà des polémiques sur la religion je pense qu’on pourrait s’asseoir et parler de ce qui nous rassemble. Il y a certes des divergences mais Allah, Dieu est le seul à savoir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Je parle de Jésus (pbs) parce qu’il est une personne importante dans ma vie et dans celle de plusieurs autres personnes bien que je sois musulmane. Il y a tellement de débats stupides sur la religion que parfois je me demande si on ne les crée pas juste à la recherche de tensions. Quoi qu’il en soit Jésus (pbs) fut un personnage important en islam et dans le christianisme et sa vie (bien que je ne l’ai que survolée) est un exemple pour tous.


NB: Pbs: Paix et bénédiction sur lui est une formule que l'on rajoute à chaque fois que l'on énonce un prophète en islam.